Le HCR (l’Agence des Nations unies pour les
réfugiés), qui coordonne notamment le travail des ONG locales et
internationales sur le terrain, assure une pension de 45 000 livres
libanaises par mois, un coupon d’achat d’aliments ainsi qu’une caisse de
produits de nettoyage à chaque réfugié enregistré auprès de ses bureaux. Le HCR
couvre en outre 85 % des soins médicaux urgents. Sauf que les bureaux
d’enregistrement sont mobiles. Le HCR a été déjà deux fois à Ersal (début mai
et début juillet) pour les enregistrements, et prévoit de le faire dans un mois
environ, ce qui laisse plusieurs familles dans l’incertitude, d’autant qu’elles
craignent de se déplacer sans papiers de séjour, et dans un environnement a
priori hostile. Notons que les déplacés syriens dans la Békaa se confinent dans
les contrées à majorité sunnite (Ersal, Saadnayel...) ou mixtes
sunnito-chrétiennes (Jdeideh-Fekhé, el-Qaa...), même si de plus en plus affluent
depuis quelques mois au Hermel (à majorité chiite). Ils n’ont jamais bénéficié
de l’assistance du Haut Comité de secours, affilié à la présidence du Conseil,
et dont l’aide s’est arrêtée au Liban-Nord depuis juillet, à cause de
l’épuisement des fonds.
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