La volte-face du Premier ministre Saad Hariri qui a reconnu dans un entretien au quotidien saoudien al-Chark al-Awsat « avoir commis une erreur » en accusant la Syrie d'avoir assassiné son père peut-elle porter préjudice au Tribunal spécial pour le Liban et remet-elle en question les rapports du secrétaire général de l'ONU qui ont évoqué le rôle de la Syrie ?
« L'enquête est en cours et je ne suis pas en mesure de dire quoi que ce soit sur une question qui fait maintenant l'objet d'une investigation. Rien de ce qui peut être dit ne peut arrêter son cours. Le tribunal devrait continuer sa mission conformément au mandat du Conseil de sécurité de l'ONU. Je ne ferai donc aucun commentaire sur ce sujet », a indiqué le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à L'Orient-Le Jour. Il s'est exprimé ainsi dans le cadre de la conférence de presse qu'il a tenue à la veille d'« importants événements » qui se dérouleront au siège des Nations unies à l'occasion des travaux de la 65e session de l'Assemblée générale de l'ONU, qui s'ouvrira mardi prochain en présence de 139 chefs d'État et de gouvernement.
Ban Ki-moon n'a laissé planer aucun doute. « Le TSL travaille sans relâche et fait des progrès. C'est un processus judiciaire indépendant. Il ne devrait donc pas être lié à des remarques politiques formulées par n'importe quel politicien. Le Tribunal a été mis en place par le Conseil de sécurité. Nous y avons investi beaucoup de temps, d'énergie et de ressources. Laissons donc au tribunal le soin de former son propre jugement sur cette question (l'assassinat de Rafic Hariri). Je ne suis pas d'accord avec l'idée selon laquelle l'avenir du TSL est en jeu. »
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