The Lebanese Center for Human Rights (CLDH) is a local non-profit, non-partisan Lebanese human rights organization in Beirut that was established by the Franco-Lebanese Movement SOLIDA (Support for Lebanese Detained Arbitrarily) in 2006. SOLIDA has been active since 1996 in the struggle against arbitrary detention, enforced disappearance and the impunity of those perpetrating gross human violations.

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May 2, 2011

Now Lebanon - Lebanese army arrests alleged Israeli spy - May 02, 2011

The Lebanese army intelligence arrested on Saturday a man on suspicion of collaborating with Israel, NOW Lebanon’s correspondent reported on Monday.
The man, who was identified as Andre Abu Rahhal, is from the town of Qleiaa in the Marjayoun district, the correspondent said.
He added that the army launched an investigation into the suspect in Beirut.
Security forces have arrested several suspects over the past year in an expanding probe into an alleged network of Israeli spies employed in Lebanon.
-NOW Lebanon


Now Lebanon - Youth in Nabatieh launch campaign against confessionalism - May 02, 2011

“The Revolution Youth 2011,” a group against confessionalism in Lebanon, set up a tent in Nabatieh and launched a campaign to promote awareness on the dangers of a sectarian system, NOWLebanon’s correspondent reported on Monday.
The group of young men and women issued a statement that it has nothing to do with the activities of other groups calling for ending the sectarian system.


May 1, 2011

L'orient Le Jour - La prison de Roumieh : cellules surpeuplées et vie de "rats" - May 01, 2011

La prison de Roumieh, où 3 700 détenus s'entassent, est un bâtiment prévu pour en accueillir un millier./Photo
La prison de Roumieh, où 3 700 détenus s'entassent, est un bâtiment prévu pour en accueillir un millier./Photo AFP
SYSTÈME PÉNITENTIAIRE Les récentes mutineries dans la prison de Roumieh, près de Beyrouth, ont révélé les conditions de vie misérables de milliers de détenus, qui disent vivre "comme des rats" dans des cellules surpeuplées.

"Si vous n'êtes pas un criminel quand on vous amène ici, vous en devenez un à coup sûr pendant votre séjour", affirme un Irakien qui attend depuis un an d'être présenté devant un juge, après être entré clandestinement au Liban.
"Nous sommes entassés comme des sardines, on nous laisse moisir ici comme des rats", déclare-t-il sous couvert de l'anonymat, dans une lettre transmise à l'AFP via une organisation non gouvernementale.
Son cas est loin d'être unique dans la prison de Roumieh, où 3 700 détenus s'entassent dans un bâtiment prévu pour en accueillir un millier.
Parmi eux, seuls 721 ont été jugés. Et certains restent derrière les barreaux des mois après avoir fini de purger leur peine, attendant qu'un juge signe leur autorisation de sortie.
D'étroits couloirs bruyants relient les petites cellules, qui peuvent accueillir six hommes ayant à peine la place d'étendre leurs jambes, dans des effluves d'urine. Jeunes et réfugiés y côtoient de dangereux criminels.
Début avril, une mutinerie a éclaté pour exiger des procès plus rapides et de meilleures conditions de vie. Quatre prisonniers sont morts lors de l'assaut donné par la police pour y mettre fin.
L'un des détenus décédés, âgé d'une vingtaine d'années, avait bénéficié d'une amnistie présidentielle après avoir purgé une peine pour homosexualité, un crime au Liban.
"Ils nous traitent nous et nos enfants comme des animaux", dénonce Umm Ahmed, qui vient régulièrement voir son fils détenu pour consommation de drogue. Chaque semaine, "je demande à mon fils de soulever son T-shirt pour voir s'il n'a pas été battu. Il n'a pas accès à la douche et maigrit chaque semaine".
Comme des centaines de mères, elle apporte régulièrement de la nourriture à son fils, faisant la queue à l'extérieur pendant des heures, avant des contrôles de sécurité minutieux.
"Le ministre de l'Intérieur avait prévenu il y a deux ans que la situation allait exploser (...). Mais personne n'a rien fait, car ce n'était pas la priorité du gouvernement alors", explique le criminologue Omar Nashabe, auteur du livre "Si Roumieh pouvait parler".
"Maintenant ils ne peuvent plus l'ignorer", ajoute-t-il.
Le ministre sortant de l'Intérieur, Ziyad Baroud, a reconnu les manquements de l'État et les autorités ont engagé un plan de réformes de 5 millions de dollars. Le procureur général, Saïd Mirza, a promis de son côté des procès plus efficaces, et deux nouvelles prisons sont en cours de construction.
De nombreux immigrés illégaux et réfugiés ont aussi été transférés de Roumieh vers des cellules dans la capitale.
Mais les experts craignent que ces annonces ne soient que de la poudre aux yeux pour mettre un terme à la révolte.
"Le problème n'est pas seulement d'injecter de l'argent", estime M. Nashabe, pour qui le problème principal réside dans le fait que le personnel de la prison -des policiers- est mal-entraîné et mal-équipé.
"La prison est toujours dirigée par les forces de sécurité qui n'ont reçu aucune formation sur la manière de gérer une prison ou des détenus", renchérit le père Hady Aya, fondateur de l'association Justice et Miséricorde. "Ce problème humanitaire dure depuis des années et ne peut pas être résolu en une nuit".
Pour le religieux, la gestion de l'établissment doit être transférée au ministère de la Justice, conformément à un décret pris dans les années 1960. 

L'orient Le Jour - Fuyant les combats dans leur pays, les réfugiés syriens affluent au Liban - May 01, 2011

En deux jours, plus de 1 000 Syriens, surtout des femmes et des enfants, ont traversé la frontière, venant de Tall Kalakh, pour la plupart à pied, pour se réfugier au Liban-Nord ./Photo
En deux jours, plus de 1 000 Syriens, surtout des femmes et des enfants, ont traversé la frontière, venant de Tall Kalakh, pour la plupart à pied, pour se réfugier au Liban-Nord ./Photo Reuters
FRONTIÈRE Fuyant la violence en Syrie, Oum Maher a laissé dans son pays son mari et ses six garçons et a traversé la frontière libanaise où elle partage maintenant une chambre avec douze autres membres de sa famille.

"La nuit, nous déroulons les matelas et je dors avec ma fille, deux de mes belle-filles et neuf petits-enfants", dit cette femme de soixante ans à l'AFP, en montrant des futons roulés contre un mur. "Tout ce que je veux, c'est retourner à la maison aux côtés de mon mari et de mes fils", confie-t-elle.
Oum Maher, qui vient de la localité frontalière syrienne de Tall Kalakh, remercie pour leur hospitalité les habitants du village libanais de Wadi Khaled où elle a trouvé refuge avec une centaine de ses compatriotes, chassés de Syrie par la violence.
En deux jours, plus de 1 000 Syriens, surtout des femmes et des enfants, ont traversé la frontière, pour la plupart à pied, pour venir dans le nord du Liban en provenance de Tall Kalakh, situé à environ deux kilomètres de la frontière. Portant matelas et autres objets de première nécessité, ils entrent par le poste frontalier non officiel d'al-Bouqayaa. Ils racontent que leur ville a été le théâtre de combats entre les forces de sécurité et les opposants au régime du président syrien Bachar el-Assad.
Tall Kalakh abrite en majorité des sunnites. La ville est connue pour être un point de passage de trafics en tout genre et se trouve enclavée dans une région alaouite, la minorité au pouvoir en Syrie à laquelle appartient Bachar al-Assad.
"Mon mari m'a demandé de prendre nos enfants et de partir ce (vendredi) matin car il avait peur de nouvelles manifestations après la prière du vendredi", souligne Oum Mohammed Farha, une mère de cinq enfants. "Hier (jeudi), il n'y avait plus d'eau ni d'électricité pendant deux heures et ce matin nous avons vu une dizaine de chars entrer dans la ville et c'est alors que j'ai décidé de partir", ajoute-t-elle.
D'autres Syriens qui sont arrivés dans le village libanais n'hésitent toutefois pas à proclamer leur soutien pour le président Assad. "Que Dieu protège la Syrie et son président", lance Sabah al-Azzi, une quinquagénaire qui a traversé la frontière avec sa fille et quatre petits-enfants. "Nous ne sommes ici que pour rendre visite à des parents. Tout ce que les médias racontent à propos des manifestations en Syrie sont des mensonges", accuse-t-elle.
La Syrie est secouée depuis le 15 mars par des manifestations anti-régime de plus en plus violentes appelant au départ du régime du parti Baas syrien, contrôlé par les Alaouites, une branche minoritaire du chiisme, et au pouvoir depuis 1963.
Plus de 450 personnes ont été tuées, selon des militants, alors que les forces de l'ordre n'hésitent pas à tirer à balles réelles sur les manifestants. Les manifestants à Tall Kalakh demandent aussi la libération d'habitants de la ville, arrêtés après avoir été accusés de trafic entre la frontière entre le Liban et la Syrie, très perméable.
Oum Khaled, 55 ans, craint de voir la situation dans sa ville natale devenir de plus en plus instable. "J'ai trois enfants. Ils ont été arrêtés il y a un an et demi, accusés de trafic et un seul a été libéré", indique-t-elle à l'AFP. "Le régime a donné des armes aux villages alaouites des environs et nous nous défendons après qu'ils ont commencé à tirer sur nos maisons", ajoute-t-elle en affirmant: "Si mon mari m'avait laissée faire, je serais restée pour défendre mon village".
Notons que le député Mouine Merehbi s'est rendu à Wadi Khaled, envoyé par le Premier ministre sortant Saad Hariri et le député Fouad Siniora afin d'inspecter la situation des familles.
Merehbi s'est entretenu avec des responsables qui travaillent dans le cadre d'organisations locales au sein des Nations unies et qui s'occupent des affaires des déplacés et des réfugiés. Il a de même rencontré le président de la mission "Médecins sans frontières", le représentant du Comité International de la Croix Rouge et le représentant du ministère des Affaires sociales au Akkar. Les discussions ont porté sur la situation des déplacés ainsi que sur les moyens de leur fournir l'aide et le soutien nécessaires.
Par ailleurs, une équipe médicale s'est rendue également sur les lieux, à la demande du ministre sortant de la Santé Publique Mohammad Jawad Kahlifé, afin d'offrir les médicaments aux malades, les vaccins aux enfants et les soins nécessaires aux femmes enceintes.

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