Dans son communiqué, rendu public à l’issue de la réunion par le député Hadi Hobeiche, le bloc a estimé, à l’occasion du 68e anniversaire de l’indépendance libanaise, que cette commémoration est « revêtue cette année d’une symbolique spéciale » et qu’il faut « plus que jamais être rattaché à cette indépendance et la préserver dans les circonstances actuelles traversées par la région ». « Le Liban a constitué jusqu’à hier le seul espace démocratique dans le monde arabe, où il y avait une alternance périodique au pouvoir à travers des élections », a indiqué le bloc, avant d’ajouter : « La préservation de l’indépendance est liée à celle du régime démocratique, des libertés individuelles et politiques, et au respect des droits de l’homme, qui garantissent la représentation saine et équitable des Libanais. »
Le bloc a par ailleurs dénoncé les atermoiements du gouvernement Mikati concernant la question du financement du TSL « qui constitue une priorité et un droit fondamental pour les Libanais et les parents des martyrs ». « Il s’agit d’une question d’ordre moral et le Liban a le devoir de rester attaché au tribunal et d’assurer une coordination totale avec ce dernier, surtout tant que le gouvernement continue d’évoquer la question au plan médiatique sans prendre aucune mesure concrète », note le communiqué du bloc. « En définitive, il faudra faire face à cette échéance. Par ailleurs, le gouvernement libanais est contraint de trancher cette question d’une manière radicale et sans hésitations. Le fait d’exposer le Liban face à la communauté internationale n’est pas une mince affaire. Le Liban ne peut demander au monde de l’aider à appliquer les résolutions internationales d’une part et, d’autre part, d’œuvrer à ne pas respecter les autres résolutions internationales qu’il s’était engagé à mettre en œuvre et qu’il a acceptées », a-t-il ajouté. Il a également souligné la nécessité de « faire attention au fait que le gouvernement, à travers ses actes qui reflètent un non-attachement concret au tribunal, place le Liban dans une position de grand danger, d’autant qu’elle compte dans ses rangs ceux qui refusent de livrer les accusés d’avoir assassiné le Premier ministre martyr Rafic Hariri et les autres martyrs, et qui s’emploient à les protéger ».
Le climat d’insécurité
Le bloc a par ailleurs dénoncé le climat d’insécurité qui règne dans le pays et l’atteinte au prestige de l’État, surtout de la part de parties politiques qui font partie du gouvernement. Il a dénoncé, dans ce cadre, l’interdiction faite aux forces de sécurité de se rendre sur les lieux de l’explosion à Siddiqine, se demandant ce qui s’est produit à Ersal et « si l’armée est vraiment entrée dans le village à la recherche d’accusés, ou si d’autres l’ont fait, ou encore s’il y a eu usurpation d’identité partisane dans ce cas précis ». Le bloc a également condamné l’assassinat de Myriam Achkar à Sahel Alma et exprimé sa surprise concernant l’affaire de la CIA (voir par ailleurs), abordant également une multitude d’autres questions.
Évoquant enfin les différents développements du printemps arabe, le bloc a appelé le pouvoir syrien à répondre positivement et sans hésitations aux revendications de la Ligue arabe, seul moyen et unique garantie de protéger la Syrie. Il a également rendu un hommage soutenu aux martyrs de la révolution syrienne qui tombent tous les jours par dizaines sans aucun garde-fou moral ou politique. Il a enfin appelé à déployer tous les efforts pour protéger les citoyens et les innocents, et a rendu hommage à la décision de la Ligue des droits de l’homme à l’ONU.

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