Par Anne-Marie El-HAGE
SOLIDARITÉ Parrainer davantage d’enfants scolarisés et pousser les donateurs libanais à la générosité, tel est l’objectif de La Voix de la femme libanaise qui s’active, sans relâche, en faveur des familles défavorisées.
SOLIDARITÉ Parrainer davantage d’enfants scolarisés et pousser les donateurs libanais à la générosité, tel est l’objectif de La Voix de la femme libanaise qui s’active, sans relâche, en faveur des familles défavorisées.
Dans la cuisine du centre social Saint-Hubert de la Voix de la femme libanaise, à Aïn el-Remmaneh, quelques femmes préparent des confitures de dattes. Les quantités sont importantes. Quoique artisanale, la production s’écoule rapidement. Surtout lors de la journée hebdomadaire du marathon, où des dames, membres ou amies de l’association viennent au centre déjeuner et jouer aux cartes.
May, Norma, Siham, Grace et Maro travaillent régulièrement au centre moyennant une modeste rétribution financière. Elles y fabriquent aussi des gâteaux et douceurs orientales destinés à la vente et assurent le service, les jours de marathon. Outre la relative indépendance que ce travail leur procure, ces mères de familles défavorisées apprécient ce lieu convivial d’échange et de communication, où elles rencontrent écoute et solidarité.
Centres de Aïn el-Remmaneh et de Fanar
C’est durant la guerre libanaise que la Voix de la femme libanaise a pris la décision d’ouvrir son premier centre social à Aïn el-Remmaneh. « Dans ce quartier, plus de 85 % des habitations étaient endommagées, la population était touchée par le chômage, et l’alcoolisme faisait rage », se souvient Lili Sara, présidente et fondatrice de l’association. « La prise en charge des cas sociaux était une urgence », ajoute-t-elle. C’est dans cette optique que le centre Saint-Hubert a mis en place des programmes sociaux et de loisirs à l’intention des familles démunies, notamment des enfants et des mères de famille. L’opération a rencontré un vif succès au fil des années et le centre, qui s’autofinance, emploie aujourd’hui dix personnes, sans compter les enseignants vacataires ou les bénévoles. Des sessions d’apprentissage de l’anglais et de l’informatique sont régulièrement organisées à l’intention des mères de famille. Ces dernières peuvent aussi suivre des ateliers de maquillage, de fabrication de colifichets, de couture ou de cuisine. « Elles fabriquent des cale-portes, des services de tables, des ouvrages en patchwork et même des pâtisseries libanaises que nous vendons lors des marathons », explique Mme Sara, indiquant que les femmes tirent profit de ces ventes.
Quant aux programmes destinés aux jeunes, ils consistent dans des activités sportives, des sessions d’Internet, des conférences sur des sujets sociaux et des formations. « Nombre d’entre eux ont été formés au monitorat », tient à préciser Lili Sara. D’ailleurs, en été, le centre se transforme en une véritable colonie de vacances, et accueille près de 200 enfants. Mais, ce jour-là, c’est la garderie qui est pleine à craquer, avec ses 45 enfants de toutes les nationalités, de huit mois à trois ans et demi. « Une garderie qui reçoit les enfants moyennant une somme mensuelle modique, qui sert tout juste à couvrir les salaires des éducatrices », note la présidente. Et d’ajouter, avec fierté : « Nos petits sont acceptés dans toutes les écoles. »
Doté d’un cabinet dentaire destiné aux enfants et aux adultes, le centre Saint-Hubert comprend aussi un espace destiné à devenir une salle de physiothérapie. « Mais l’équipement n’a pas encore été assuré », observe Mme Sara, lançant par la même occasion un appel à la générosité, pour le financement de cet espace qui devrait soigner des personnes âgées et des malades en convalescence.
Parrains belges et libanais
La Voix de la femme libanaise ne limite pas ses activités à ses deux centres médico-sociaux de Aïn el-Remmaneh et de Fanar, auprès des populations défavorisées. Loin de là. Sa principale activité consiste à parrainer des enfants dont les parents ne parviennent plus à payer la scolarité, principalement auprès d’écoles catholiques. « Près de 1 800 enfants scolarisés des deux sexes sont ainsi parrainés chaque année à travers l’association, par des familles belges », affirme la présidente. « Plus d’une centaine sont, de plus, parrainés par des familles libanaises », ajoute-t-elle. Mais les besoins sont immenses et « près de 130 autres familles défavorisées attendent une réponse à leur demande de parrainage auprès de La Voix de la femme libanaise », souligne Lili Sara, lançant ainsi un appel aux généreux donateurs libanais. « Nous sommes sollicités sans arrêt, et sommes parfois obligés de refuser les demandes », déplore-t-elle.
Le parrainage d’un enfant s’élève à 800 000 LL au minimum par an et couvre « le quart des frais de scolarité » de l’enfant. « Certains parrains choisissent de donner une somme plus importante, de couvrir la totalité de la scolarité de l’élève, ou même de soutenir financièrement la famille de leur filleul », fait remarquer Mme Sara. Un lien solide est ainsi créé entre chaque parrain et son filleul, grâce à La Voix de la femme libanaise. Un lien qui se concrétise par une correspondance régulière entre les deux parties, mais aussi par l’envoi d’une copie du carnet de notes et du reçu de l’établissement scolaire. La relation entre un parrain et son filleul est parfois si bonne, note la présidente, que certains parrains continuent d’aider l’enfant dans ses études universitaires. « Ce qui a encouragé certains enfants à pousser leurs études et à briller dans la vie professionnelle, non seulement au Liban mais aussi à l’étranger », tient à mentionner Lili Sara, un brin de fierté dans la voix.
Pour parrainer un enfant scolarisé, contacter la Voix de la femme libanaise au 01/204557, envoyer un courriel à l’adresse suivante :
lavfl@helpvfl.com, ou effectuer une donation auprès du Crédit libanais, compte numéro 1800 18 3 20 205.
Pour plus d’informations, consulter le site web
http ://www.helpvfl.com
May, Norma, Siham, Grace et Maro travaillent régulièrement au centre moyennant une modeste rétribution financière. Elles y fabriquent aussi des gâteaux et douceurs orientales destinés à la vente et assurent le service, les jours de marathon. Outre la relative indépendance que ce travail leur procure, ces mères de familles défavorisées apprécient ce lieu convivial d’échange et de communication, où elles rencontrent écoute et solidarité.
Centres de Aïn el-Remmaneh et de Fanar
C’est durant la guerre libanaise que la Voix de la femme libanaise a pris la décision d’ouvrir son premier centre social à Aïn el-Remmaneh. « Dans ce quartier, plus de 85 % des habitations étaient endommagées, la population était touchée par le chômage, et l’alcoolisme faisait rage », se souvient Lili Sara, présidente et fondatrice de l’association. « La prise en charge des cas sociaux était une urgence », ajoute-t-elle. C’est dans cette optique que le centre Saint-Hubert a mis en place des programmes sociaux et de loisirs à l’intention des familles démunies, notamment des enfants et des mères de famille. L’opération a rencontré un vif succès au fil des années et le centre, qui s’autofinance, emploie aujourd’hui dix personnes, sans compter les enseignants vacataires ou les bénévoles. Des sessions d’apprentissage de l’anglais et de l’informatique sont régulièrement organisées à l’intention des mères de famille. Ces dernières peuvent aussi suivre des ateliers de maquillage, de fabrication de colifichets, de couture ou de cuisine. « Elles fabriquent des cale-portes, des services de tables, des ouvrages en patchwork et même des pâtisseries libanaises que nous vendons lors des marathons », explique Mme Sara, indiquant que les femmes tirent profit de ces ventes.
Quant aux programmes destinés aux jeunes, ils consistent dans des activités sportives, des sessions d’Internet, des conférences sur des sujets sociaux et des formations. « Nombre d’entre eux ont été formés au monitorat », tient à préciser Lili Sara. D’ailleurs, en été, le centre se transforme en une véritable colonie de vacances, et accueille près de 200 enfants. Mais, ce jour-là, c’est la garderie qui est pleine à craquer, avec ses 45 enfants de toutes les nationalités, de huit mois à trois ans et demi. « Une garderie qui reçoit les enfants moyennant une somme mensuelle modique, qui sert tout juste à couvrir les salaires des éducatrices », note la présidente. Et d’ajouter, avec fierté : « Nos petits sont acceptés dans toutes les écoles. »
Doté d’un cabinet dentaire destiné aux enfants et aux adultes, le centre Saint-Hubert comprend aussi un espace destiné à devenir une salle de physiothérapie. « Mais l’équipement n’a pas encore été assuré », observe Mme Sara, lançant par la même occasion un appel à la générosité, pour le financement de cet espace qui devrait soigner des personnes âgées et des malades en convalescence.
Parrains belges et libanais
La Voix de la femme libanaise ne limite pas ses activités à ses deux centres médico-sociaux de Aïn el-Remmaneh et de Fanar, auprès des populations défavorisées. Loin de là. Sa principale activité consiste à parrainer des enfants dont les parents ne parviennent plus à payer la scolarité, principalement auprès d’écoles catholiques. « Près de 1 800 enfants scolarisés des deux sexes sont ainsi parrainés chaque année à travers l’association, par des familles belges », affirme la présidente. « Plus d’une centaine sont, de plus, parrainés par des familles libanaises », ajoute-t-elle. Mais les besoins sont immenses et « près de 130 autres familles défavorisées attendent une réponse à leur demande de parrainage auprès de La Voix de la femme libanaise », souligne Lili Sara, lançant ainsi un appel aux généreux donateurs libanais. « Nous sommes sollicités sans arrêt, et sommes parfois obligés de refuser les demandes », déplore-t-elle.
Le parrainage d’un enfant s’élève à 800 000 LL au minimum par an et couvre « le quart des frais de scolarité » de l’enfant. « Certains parrains choisissent de donner une somme plus importante, de couvrir la totalité de la scolarité de l’élève, ou même de soutenir financièrement la famille de leur filleul », fait remarquer Mme Sara. Un lien solide est ainsi créé entre chaque parrain et son filleul, grâce à La Voix de la femme libanaise. Un lien qui se concrétise par une correspondance régulière entre les deux parties, mais aussi par l’envoi d’une copie du carnet de notes et du reçu de l’établissement scolaire. La relation entre un parrain et son filleul est parfois si bonne, note la présidente, que certains parrains continuent d’aider l’enfant dans ses études universitaires. « Ce qui a encouragé certains enfants à pousser leurs études et à briller dans la vie professionnelle, non seulement au Liban mais aussi à l’étranger », tient à mentionner Lili Sara, un brin de fierté dans la voix.
Pour parrainer un enfant scolarisé, contacter la Voix de la femme libanaise au 01/204557, envoyer un courriel à l’adresse suivante :
lavfl@helpvfl.com, ou effectuer une donation auprès du Crédit libanais, compte numéro 1800 18 3 20 205.
Pour plus d’informations, consulter le site web
http ://www.helpvfl.com

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