
Les manifestants accusent le système confessionnel d'être à l'origine de tous les maux du pays comme la corruption, le gaspillage, le clientélisme, la guerre civile destructrice et les crises à répétition.
PROTESTATION Parallèlement au sit-in permanent organisé devant le ministère de l'Intérieur contre le confessionnalisme, plusieurs organisations de la société civile ont appelé à une manifestation ce dimanche devant le palais de l'Unesco, à Beyrouth,
pour afficher leur détermination à aller jusqu'au bout dans leur mouvement.
pour afficher leur détermination à aller jusqu'au bout dans leur mouvement.
Le sit-in permanent avait commencé quand quelques dizaines de manifestants intrépides ont dressé leurs tentes vendredi devant le ministère de l'Intérieur, à Sanayeh, en guise de protestation contre le système confessionnel. Ces hommes et femmes de tous âges, venus d'horizons divers, se sont rassemblés pour lutter en faveur de cette cause commune. Ils brandissaient des banderoles avec des slogans évocateurs : "Tu es inquiète pour tes enfants ? " "Tu veux continuer de payer deux factures ? " "Tu espères obtenir un emploi sans pistons ?" ou encore "Le tour des despotes du Liban viendra sans aucun doute". Les manifestants ont également distribué des tracts aux passants en voiture, pour les encourager à se joindre au mouvement. L'un d'entre eux a affirmé que "les activités se multiplieront désormais dans plusieurs villes".
Dimanche passé, le mouvement a vu le jour. Plusieurs centaines de personnes avaient manifesté ce jour-là à Beyrouth contre le système confessionnel au Liban, à l'appel de groupes de jeunes sur Facebook. Parmi eux, quelques personnes âgées, mais aussi des handicapés et un homme au pied plâtré.
Pastichant les slogans des soulèvements qui ont secoué la Tunisie, l'Égypte, la Libye ou le Yémen, ils ont scandé "le peuple veut faire tomber le régime confessionnel"; ils ont ensuite parcouru les rues de Beyrouth, depuis l'église Mar Mikhaël à Chiyah jusqu'au Palais de justice, encadrés par la police et l'armée. Certains soldats les regardaient d'un air amusé, d'autres les prenaient en photo.
Pastichant les slogans des soulèvements qui ont secoué la Tunisie, l'Égypte, la Libye ou le Yémen, ils ont scandé "le peuple veut faire tomber le régime confessionnel"; ils ont ensuite parcouru les rues de Beyrouth, depuis l'église Mar Mikhaël à Chiyah jusqu'au Palais de justice, encadrés par la police et l'armée. Certains soldats les regardaient d'un air amusé, d'autres les prenaient en photo.
Selon des experts, ce combat, même s'il prenait de l'ampleur, sera de longue haleine, en raison de la complexité du système qui garantit un équilibre délicat entre les 18 confessions chrétiennes et musulmanes du pays.

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