The Lebanese Center for Human Rights (CLDH) is a local non-profit, non-partisan Lebanese human rights organization in Beirut that was established by the Franco-Lebanese Movement SOLIDA (Support for Lebanese Detained Arbitrarily) in 2006. SOLIDA has been active since 1996 in the struggle against arbitrary detention, enforced disappearance and the impunity of those perpetrating gross human violations.

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March 7, 2011

L'orient Le Jour - Cherchez le tribunal... - March 05, 2011

Par Fady NOUN | 05/03/2011

LA SITUATION
L'axe véritable autour duquel continue de tourner le pays est, encore et toujours, le tribunal international. Alors que la communauté internationale - la France hier - ne manque pas une occasion de demander au Liban le respect de ses engagements internationaux, la polémique interne au sujet de cette cour est entrée dans une nouvelle phase, pour ainsi dire exécutive, avec la décision de certains ministres de ne pas répondre positivement à de récentes exigences du tribunal.
Par ailleurs, l'interférence entre la formation du nouveau gouvernement et le tribunal, elle, se fait de plus en plus concrète. Après avoir longtemps esquivé le problème et évité d'y faire face, le Premier ministre désigné semble avoir fait son premier « faux pas » en la matière. Une « petite phrase » prononcée lors d'un entretien accordé au Manar, dans laquelle il a affirmé craindre « que certains essaient d'inscrire les demandes du procureur Bellemare sous les dispositions du Chapitre 7 de l'ONU, ce qui les rendrait contraignantes pour le Liban ».
Les cercles du 14 Mars ont immédiatement réagi à cette proposition en affirmant que Nagib Mikati a enfreint la règle de neutralité qu'il s'est engagé à respecter, en restant « au centre », et cherche désormais « à plaire » au Hezbollah, renonçant par là aux engagements qu'il avait donnés à sa communauté, lors de la réunion de Dar el-Fatwa.
Dans certains cercles radicaux, on estime que les ministres qui refuseraient de coopérer avec le TSL et de lui fournir les données qu'il réclame pourraient être sujets à des sanctions financières, voir leurs avoirs bancaires gelés et même être considérés comme persona non grata dans certains pays.
Rompant un silence calculé qu'il observait depuis quelques jours, le Hezbollah, par la voix de Mohammad Raad et de Naïm Kassem, est reparti en guerre hier contre le TSL. M. Raad a jugé énorme et contraire à toute logique que l'on fournisse au tribunal les données téléphoniques de l'ensemble de la population libanaise durant les cinq dernières années.
Sur le plan gouvernemental, les nœuds se suivent et se ressemblent. Après avoir tenté d'arracher le ministère de l'Intérieur au chef de l'État, le général Michel Aoun se retourne vers le Premier ministre sortant, Nagib Mikati, pour le priver du ministère des Finances, que ce dernier a promis à son colistier Mohammad Safadi. Et l'on voit ainsi un député comme Nehmetallah Abi Nasr défendre les prérogatives du chef de l'État, selon lui battues en brèche par le Premier ministre sortant, oubliant en chemin que c'est son propre camp qui cherche à dépouiller le chef de l'État de ses attributions constitutionnelles. Piteux spectacle que cette République en lambeaux à la recherche d'elle-même, alors même que des jeunes de divers courants commencent à se mobiliser et à dresser des tentes, pour demander que cette humiliation prenne fin. 

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