The Lebanese Center for Human Rights (CLDH) is a local non-profit, non-partisan Lebanese human rights organization in Beirut that was established by the Franco-Lebanese Movement SOLIDA (Support for Lebanese Detained Arbitrarily) in 2006. SOLIDA has been active since 1996 in the struggle against arbitrary detention, enforced disappearance and the impunity of those perpetrating gross human violations.

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March 7, 2011

L'orient Le Jour - Fatfat réclame une enquête sur l’enlèvement de quatre opposants syriens à Beyrouth - March 07, 2011

Le député Ahmad Fatfat a réclamé, dans un communiqué de presse, l'ouverture d'une enquête au sujet de la disparition à Beyrouth de quatre opposants syriens, précisant que ces derniers ont été « enlevés par le lieutenant des Forces de sécurité intérieure, Salah Ali el-Hajj (fils de l'ancien directeur des FSI, Ali el-Hajj, en poste à l'époque de l'occupation syrienne) qui les a livrés à une faction inconnue ». 
« Un tel comportement (de la part du lieutenant Salah Ali el-Hajj) nous rappelle l'attitude de certains régimes dictatoriaux qui ont fini par s'écrouler sous la pression des citoyens libres, a souligné Ahmad Fatfat dans son communiqué. En ma qualité de représentant du peuple libanais, je m'adresse au ministre de l'Intérieur Ziyad Baroud, qui est issu de la société civile et qui a longtemps défendu les libertés, afin qu'il assume ses responsabilités et qu'il entame une enquête sérieuse et immédiate au sujet de cette atteinte flagrante à la législation libanaise, de manière à sanctionner ceux qui ont été impliqués dans cette action mafieuse. Nos martyrs et nos jeunes ont payé le prix du sang afin de mettre fin à de tels comportements. »
Et M. Fatfat de poursuivre : « Je demande aux autorités judiciaires, que nous respectons, de prouver au peuple libanais qu'elles sont capables de préserver leurs décisions et leur indépendance, quelles que soient les pressions. Du fait de ma position au Parlement, je suis déterminé à aller de l'avant dans l'application de toutes les mesures institutionnelles qui me permettent de réclamer des comptes aux responsables. Nul ne parviendra à susciter la crainte à notre niveau pour tenter d'opérer un retour en arrière, d'autant que les barrières de la peur sont brisées dans le monde arabe. »
« Les jeunes Libanais ont été des précurseurs lorsqu'ils sont descendus le 14 mars 2005 à la place de la Liberté (la place des Martyrs) pour mettre un terme à la répression et à l'intimidation, a déclaré M. Fatfat. Ces jeunes Libanais doivent prendre conscience du fait que ce qui s'est produit avec les jeunes Syriens n'est que l'indice précurseur du résultat du coup de force perpétré par le Hezbollah contre l'intifada de l'indépendance (de mars 2005). Sous le poids de ce coup de force, le Hezbollah et ses alliés veulent changer la physionomie historique du Liban pour paver la voie à un retour de la tutelle (syrienne). Cette fois, les victimes de ce coup de force ont été les quatre jeunes Syriens qui prônaient la démocratie. La question qui se pose est de savoir qui pourrait être la prochaine victime si toutes les parties n'assument pas leurs responsabilités. »

La réponse de Baroud 
Suite à la déclaration de M. Fatfat, le ministre sortant de l'Intérieur, Ziyad Baroud, a publié un communiqué indiquant que la direction générale des FSI a « entamé une enquête immédiate au sujet de cette affaire dès que l'information a été divulguée, afin de s'assurer de sa véracité ». « Le ministre Baroud suit les démarches entreprises par le directeur général (des FSI), le général Achraf Rfi, sachant que cette question est désormais entre les mains du parquet militaire et nul ne devrait s'immiscer dans les mesures qu'il prend. À cette occasion, le ministre de l'Intérieur et des Municipalités a toujours été, et demeurera, soucieux des libertés publiques et individuelles, de même qu'il est soucieux de la bonne marche des institutions sécuritaires ainsi que de la dignité et de la discipline de tous leurs officiers et membres. » 

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