L'Association internationale pour la sauvegarde de Tyr a lancé hier un cri d'alarme. Dans un communiqué de presse rendu public par Mme Maha Chalabi, l'association déplore notamment que « les autorités libanaises négligent les demandes du Comité international du patrimoine mondial de l'Unesco et poursuivent la construction de l'autoroute du Sud et le réaménagement du port de pêche de Tyr ».
« Le rapport 2010 du Comité du patrimoine mondial, réuni pour sa 34e session à Brasilia, est alarmant pour le Liban et pour Tyr en particulier, poursuit le communiqué. Il montre à quel point les autorités libanaises tardent à répondre aux demandes du comité et aux recommandations de la mission conjointe de suivi du Centre du patrimoine mondial et du Conseil international des monuments et des sites (Icomos) de 2009. Préoccupés par le sort de Tyr, inscrite sur la liste du patrimoine moncial de l'Unesco depuis 1984, les précédents rapports du comité, depuis 2002, ont mis en garde les autorités libanaises contre les menaces de l'important développement urbain, souvent illégal, ainsi que contre le projet d'autoroute et de réaménagement du port de pêche, contre le développement touristique non planifié et contre l'absence d'un système de gestion efficace. Ces rapports ont demandé à l'État libanais d'élaborer un plan de gestion global avec les ressources financières et humaines appropriées, l'extension du gel des constructions, l'établissement officiel d'une zone de protection maritime et une évaluation archéologique du projet d'autoroute. De plus, ils ont souhaité qu'une nouvelle mission conjointe du Centre du patrimoine mondial et d'Icomos soit invitée pour aider à l'élaboration du programme de réhabilitation. »
« Le rapport 2010 du Comité du patrimoine mondial, réuni pour sa 34e session à Brasilia, est alarmant pour le Liban et pour Tyr en particulier, poursuit le communiqué. Il montre à quel point les autorités libanaises tardent à répondre aux demandes du comité et aux recommandations de la mission conjointe de suivi du Centre du patrimoine mondial et du Conseil international des monuments et des sites (Icomos) de 2009. Préoccupés par le sort de Tyr, inscrite sur la liste du patrimoine moncial de l'Unesco depuis 1984, les précédents rapports du comité, depuis 2002, ont mis en garde les autorités libanaises contre les menaces de l'important développement urbain, souvent illégal, ainsi que contre le projet d'autoroute et de réaménagement du port de pêche, contre le développement touristique non planifié et contre l'absence d'un système de gestion efficace. Ces rapports ont demandé à l'État libanais d'élaborer un plan de gestion global avec les ressources financières et humaines appropriées, l'extension du gel des constructions, l'établissement officiel d'une zone de protection maritime et une évaluation archéologique du projet d'autoroute. De plus, ils ont souhaité qu'une nouvelle mission conjointe du Centre du patrimoine mondial et d'Icomos soit invitée pour aider à l'élaboration du programme de réhabilitation. »
Or, déplore le communiqué, les réponses de l'État, une en 2007 et l'autre le 30 mars 2010, ne font aucune référence aux recommandations de missions de suivi et n'apportent aucun élément nouveau aux demandes du comité. En effet, concernant la mission conjointe, l'État trouve qu'« aucun développement ne justifie une telle mesure », précise le texte. « Le rapport (de l'État) signale également que la Direction générale des antiquités (DGA) prépare les missions archéologiques indispensables avant la construction de l'autoroute, déviée en 2002 suite à l'établissement d'une soi-disant carte archéologique, sans que cette carte ne soit transmise au comité pour examen », indique le communiqué.
Et d'ajouter : « Face à ces atermoiements, le rapport du Comité du patrimoine mondial de 2009 a fixé à l'État libanais la date du 1er février 2011 comme dernier délai pour soumettre un rapport sur l'état de conservation du site et sur les progrès dans l'élaboration du programme de réhabilitation. L'État n'a pas présenté le rapport dans les délais et les infractions sur le terrain se poursuivent de plus belle. Un tronçon de l'autoroute, qui arrive jusqu'au sud de Zahrani, a déjà été construit en l'absence d'une carte archéologique qui délimite les secteurs de grande valeur historique. Les travaux actuels dans le port sidonien antique représentent une autre catastrophe : les travaux prévus par le projet Cultural Heritage and Urban Development (CHUD) de la Banque mondiale visent à déblayer le port et à prolonger la digue ouest seulement. Or sur le terrain, alors que le projet CHUD consiste à réaménager ce port tout en préservant sa forme antique, les travaux pris en charge par le ministère des Travaux vont jusqu'à élargir cette digue et menacent gravement le patrimoine subaquatique qui se trouve en dessous. Les entrepreneurs chargés du réaménagement du port sont en train d'utiliser les vestiges ensevelis - les pierres et les colonnes antiques trouvées dans les fonds marins - pour réaliser le remblaiement de la digue. »
L'Association pour la sauvegarde de Tyr dénonce également « les travaux de construction d'un grand bâtiment en béton sur la digue nord, pour héberger des commerces et un café au rez-de-chaussée, et des salles pour le matériel des pêcheurs au premier étage ». « Il est à noter que les bénéfices des commerces profiteront à des individus proches du pouvoir local, tandis qu'ils sont censés bénéficier à la coopérative des pêcheurs », poursuit-elle.
Et le communiqué de conclure : « Comment rendre compte des infractions exercées avec autant de mauvaise foi de la part des autorités libanaises qui refusent de communiquer des éléments significatifs sur les projets en cours à notre association ou au Comité de patrimoine mondial ? »
Et d'ajouter : « Face à ces atermoiements, le rapport du Comité du patrimoine mondial de 2009 a fixé à l'État libanais la date du 1er février 2011 comme dernier délai pour soumettre un rapport sur l'état de conservation du site et sur les progrès dans l'élaboration du programme de réhabilitation. L'État n'a pas présenté le rapport dans les délais et les infractions sur le terrain se poursuivent de plus belle. Un tronçon de l'autoroute, qui arrive jusqu'au sud de Zahrani, a déjà été construit en l'absence d'une carte archéologique qui délimite les secteurs de grande valeur historique. Les travaux actuels dans le port sidonien antique représentent une autre catastrophe : les travaux prévus par le projet Cultural Heritage and Urban Development (CHUD) de la Banque mondiale visent à déblayer le port et à prolonger la digue ouest seulement. Or sur le terrain, alors que le projet CHUD consiste à réaménager ce port tout en préservant sa forme antique, les travaux pris en charge par le ministère des Travaux vont jusqu'à élargir cette digue et menacent gravement le patrimoine subaquatique qui se trouve en dessous. Les entrepreneurs chargés du réaménagement du port sont en train d'utiliser les vestiges ensevelis - les pierres et les colonnes antiques trouvées dans les fonds marins - pour réaliser le remblaiement de la digue. »
L'Association pour la sauvegarde de Tyr dénonce également « les travaux de construction d'un grand bâtiment en béton sur la digue nord, pour héberger des commerces et un café au rez-de-chaussée, et des salles pour le matériel des pêcheurs au premier étage ». « Il est à noter que les bénéfices des commerces profiteront à des individus proches du pouvoir local, tandis qu'ils sont censés bénéficier à la coopérative des pêcheurs », poursuit-elle.
Et le communiqué de conclure : « Comment rendre compte des infractions exercées avec autant de mauvaise foi de la part des autorités libanaises qui refusent de communiquer des éléments significatifs sur les projets en cours à notre association ou au Comité de patrimoine mondial ? »

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