Le général Jamil Sayyed a mis en garde mardi contre « une instabilité politique, sécuritaire » si des membres du Hezbollah étaient accusés dans l'assassinat de Rafic Hariri. « Le système va s'effondrer de haut en bas et cela conduira à une instabilité politique, sécuritaire, et tout peut arriver », a-t-il dit au quotidien français Libération.
Dans cet entretien, l'ancien officier accuse les enquêteurs internationaux sur l'assassinat de Rafic Hariri d'avoir essayé de le convaincre de proposer un « deal » au président syrien Bachar el-Assad. Il met particulièrement en cause Gerhard Lehmann, l'assistant de Detlev Mehlis. « Alors qu'il ne possédait aucune preuve, il m'a dit que Damas était accusé et m'a demandé de proposer un deal au président syrien Bachar el-Assad », a-t-il affirmé. « L'idée était que la Syrie crée un comité de juges syriens, qu'ils enquêtent localement sur l'attentat et trouvent quelqu'un qui avouerait avoir commis le crime en dehors du régime », a-t-il poursuivi. « Plus tard, cette personne serait victime d'un accident de la route ou se suiciderait», a-t-il ajouté.
Revers
Sur le plan légal, on apprenait hier que la sous-secrétaire de l'ONU aux Affaires légales, Patricia O'Brien, a demandé au président du TSL, Antonio Cassese, de refuser à Jamil Sayyed l'accès à certains documents de l'enquête qu'il réclame pour faire prévaloir son droit contre « les faux témoins » qui l'ont conduit en prison. Mme O'Brien invoque « l'inviolabilité » des archives de l'ONU. Cet avis, toutefois, est émis à titre consultatif.

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