The Lebanese Center for Human Rights (CLDH) is a local non-profit, non-partisan Lebanese human rights organization in Beirut that was established by the Franco-Lebanese Movement SOLIDA (Support for Lebanese Detained Arbitrarily) in 2006. SOLIDA has been active since 1996 in the struggle against arbitrary detention, enforced disappearance and the impunity of those perpetrating gross human violations.

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November 8, 2010

L'Orient le Jour - Skepticism within March 14 on the risks of turmoil - November 8, 2010

Les scénarios catastrophe en vogue ces jours-ci au sujet de l'éventualité de confrontations armées ou d'actions musclées suscitent grosso modo une attitude sceptique dans les rangs du 14 Mars.
La députée Bahia Hariri a souligné hier que beaucoup de Libanais craignent aujourd'hui pour la sécurité du pays. « Je vous rassurerai en vous disant que personne n'osera jouer avec le feu, car la décision de plonger le pays dans l'anarchie n'est pas si facile que cela », a déclaré Mme Hariri lors d'une cérémonie à Bramiyé, près de Saïda.
Celui qui prendrait une telle décision n'est pas en mesure d'en maîtriser les conséquences, a-t-elle ajouté en substance, avant d'assurer qu'il y a « une détermination sérieuse chez les autorités concernées, à commencer par le président de la République, le Premier ministre, les ministres de l'Intérieur et de la Défense et le commandant en chef de l'armée, de ne pas laisser entraîner le pays dans un dérapage sécuritaire ».
De son côté, le député Okab Sakr a estimé que tout recours à des méthodes non institutionnelles ne protégerait personne, y compris le Hezbollah, et a appelé ce dernier à « rejoindre le Premier ministre, Saad Hariri, autour du principe du dialogue, seul à même de protéger le Liban ».
 « Ces retrouvailles, a-t-il ajouté, seraient en harmonie avec le rapprochement syro-saoudien et les idées iraniennes », a-t-il dit.
Selon lui, « si le Hezbollah se lançait dans un nouveau 7 mai, il écrirait de ce fait le dernier chapitre de son existence ». « C'est parce que nous ne voulons pas de cela que nous le mettons en garde et lui disons que le coup d'État n'est pas dans son intérêt », a-t-il dit.
Le secrétaire général du 14 Mars, Farès Souhaid, a pour sa part affirmé que le Hezbollah « n'utilisera pas ses armes à l'intérieur, car cela aurait besoin d'un feu vert syrien, ce qui est impossible ». De même, a-t-il ajouté, « le Hezb ne pourra pas utiliser son arsenal à l'extérieur, dans la mesure où il lui faudrait pour cela un feu vert iranien, ce qui est difficile pour le moment ».
Robert Fadel, député de Tripoli, a quant à lui dénoncé « la terreur que sèment chez les citoyens » les scénarios catastrophe évoqués par les médias. « Il y a un souci général et un consensus chez tous les Libanais autour de la sauvegarde de l'unité et de la nécessité d'éviter toute action menant à des troubles, car personne n'a intérêt à susciter une guerre civile ou à tenter de supprimer l'autre », a déclaré M. Fadel.
Le mufti du Mont-
Liban, cheikh Mohammad Ali Jouzou, a fait valoir que « lorsque le Hezbollah a constaté qu'il n'était pas en mesure de saboter le Tribunal spécial pour le Liban, il a recouru aux menaces et à l'intimidation et a tenté d'exercer un chantage sur le peuple libanais et sur l'entité libanaise tout entière ».
 « D'aucuns poussent le Hezbollah à commettre davantage d'erreurs pour qu'il s'enfonce de plus en plus, car l'outrance dans son hostilité à la justice internationale a créé un grave problème pour le Hezbollah, dans la mesure où son comportement est devenu suspect », a ajouté cheikh Jouzou.
 « Toute aventure dans laquelle se lancerait le Hezb l'exposerait aux conséquences les plus périlleuses tant sur le plan international que local. Espérons qu'il en est conscient et qu'il s'abstiendra de tout aventurisme », a-t-il conclu.
Cependant, l'ancien député Samir Frangié, membre du secrétariat général du 14 Mars, a souligné qu'il y a « aujourd'hui un seul souci, c'est de savoir comment protéger les Libanais du péril qui les menace ». « La partie adverse devrait comprendre qu'on ne traite pas avec les Libanais par la terreur, mais plutôt par l'entente », a-t-il ajouté.
Quant à Ahmad Fatfat, député de Denniyé, il a déclaré que « ceux qui brandissent la menace de la discorde menacent aussi de priver le peuple de son pain ». « Ceux qui suscitent la tension politique sont responsables devant les Libanais de leurs conditions de vie. Que tout le monde assume ses responsabilités, tant sur le plan politique qu'économique », a-t-il lancé.
Enfin, le député FL Antoine Zahra a estimé que « la résistance pacifique (du 14 Mars) est aujourd'hui plus nécessaire que jamais face à la tentative de supprimer toutes les institutions constitutionnelles ». 

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