The Lebanese Center for Human Rights (CLDH) is a local non-profit, non-partisan Lebanese human rights organization in Beirut that was established by the Franco-Lebanese Movement SOLIDA (Support for Lebanese Detained Arbitrarily) in 2006. SOLIDA has been active since 1996 in the struggle against arbitrary detention, enforced disappearance and the impunity of those perpetrating gross human violations.

Search This Blog

November 10, 2010

L'Orient le Jour - Asarta : The Lebanese army will be "in a certain period of time" the only one in charge of guaranteeing the respect of 1701 - November 10, 2010

Le commandant en chef de la Finul, le général Alberto Asarta, a affirmé que « dans quelque temps, c'est l'armée libanaise seule qui sera en charge de garantir le respect de la résolution 1701 » au Liban-Sud. Le général Asarta a tenu des propos en ce sens au cours d'une table ronde organisée dimanche dernier au BIEL, dans le cadre du Salon du livre francophone. Ont également participé à cette table ronde, qui avait pour thème « le Liban au Conseil de sécurité », le père Fady Fadel, secrétaire général de l'Université antonine de Baabda, Mme Sylvie Bermann, directrice des Organisations internationales au ministère français des Affaires étrangères, et Cynthia Eid, chargée de mission pour les Relations Internationales au Salon du livre francophone.
Dressant un tableau succinct de l'historique et de la mission de la Finul, et des perspectives d'avenir sur ce plan à la lumière du renforcement de la force onusienne sur base de la résolution 1701 adoptée après la guerre de juillet 2006, le général Asarta a notamment souligné que « c'est par le renforcement des capacités propres des forces armées libanaises que viendra la garantie de la sécurité et de la stabilité au Liban-Sud ». « Parce que dans quelque temps, et souhaitons que cela arrive le plus tôt possible, c'est l'armée libanaise, seule, qui sera en charge de garantir le respect de la résolution 1701, a-t-il affirmé. L'armée libanaise a prouvé qu'elle constituait une institution crédible : au-delà du Litani, je crois fermement qu'elle demeure le meilleur garant d'une paix durable au Liban. »
Et d'ajouter : « Comment permettre aux forces armées libanaises de prendre progressivement toutes leurs responsabilités au Liban-Sud ? Pour la Finul, un maître mot : la coopération. Cette coopération constitue le cœur de notre mandat et donne des résultats tangibles. Je pense en particulier à cet accord sur l'utilisation de la route (SD1) qui longe le village de Ghajar et facilitera la vie des habitants de cette zone. Je pense aussi à cet arrangement capital de coordination dans les zones les plus sensibles de la ligne bleue qui devrait permettre que ne se reproduise plus de nouvel Adaïssé. »
« Pour formaliser cette coopération, a indiqué le commandant de la Finul, nous avons décidé la création d'une structure dédiée, que nous avons appelée le "dialogue stratégique". Au niveau politique, le Conseil des ministres libanais a entériné cette initiative, en créant un comité de coordination permanent avec la Finul. Ce comité opérera tout d'abord un examen régulier des capacités et des besoins de l'armée libanaise. II déterminera ensuite un ensemble d'indicateurs qui refléteront les responsabilités que la Finul aura transférées à l'armée libanaise. »

Le père Fady Fadel
L'intervention du père Fady Fadel a été principalement axée sur le rôle du Liban en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité. Il a notamment évoqué dans ce cadre le dossier du Tribunal spécial pour le Liban et l'attitude du pouvoir libanais et du Conseil de sécurité à ce propos.
Après avoir rendu un vibrant hommage à l'ambassadeur du Liban à l'ONU, Nawwaf Salam, et à son action diplomatique, le père Fadel a abordé le cas du TSL, soulignant notamment que « contrairement aux autres tribunaux pénaux internationaux ad hoc, il n'y a pas de rapport direct entre le TSL et le Conseil de sécurité ». « Il ne s'agit pas d'un organe subsidiaire, a-t-il précisé. Il s'agit d'un organe juridictionnel autonome dont les rapports directs en général sont avec le secrétariat général des Nations unies et le gouvernement libanais qui sont les deux parties prenantes à l'accord ayant mis en place le tribunal. »
Et le père Fady Fadel d'ajouter sur ce plan : « Bien que ce tribunal ait vu le jour à la demande du gouvernement libanais et sur recommandation du Conseil de sécurité dans sa résolution 1644 en 2005 au paragraphe 6, il n'en demeure pas moins que son fonctionnement, les rapports de son président et son financement ne relèvent pas de la compétence directe et immédiate dudit Conseil. Comme l'a rappelé la sous-secrétaire général de l'ONU pour les Affaires juridiques, Mme Patricia O'Brien, le Conseil de sécurité, en adoptant la résolution 1757, est intervenu dans le processus de création de ce tribunal à une étape précise, à savoir l'entrée en vigueur de l'accord entre l'ONU et le Liban et en se substituant ainsi, sur la base du chapitre VII, aux institutions libanaises. Dès lors, le Conseil de sécurité pourrait intervenir dans le cas du TSL, non pas d'une façon normative (puisqu'il n'est pas son institution référence), mais à titre subsidiaire, c'est-à-dire en cas de problème grave mettant en péril le fonctionnement du tribunal. »
Et de conclure : « Le Liban a un engagement international concernant la coopération avec le TSL en vertu de l'accord qui le lie au secrétariat général et qui est entré en vigueur en 2007 à travers une résolution du Conseil de sécurité. Le comportement du Liban depuis deux ans face à cette juridiction témoigne de son acquièscement à cette obligation d'ordre juridique. Mais le Liban peut demander certaines modifications de l'accord et du statut du TSL comme il est prévu aux articles 18 et 20 de cet accord. Ceci requiert sûrement l'acceptation de l'autre partie à travers la négociation. »

No comments:

Post a Comment

Archives