The Lebanese Center for Human Rights (CLDH) is a local non-profit, non-partisan Lebanese human rights organization in Beirut that was established by the Franco-Lebanese Movement SOLIDA (Support for Lebanese Detained Arbitrarily) in 2006. SOLIDA has been active since 1996 in the struggle against arbitrary detention, enforced disappearance and the impunity of those perpetrating gross human violations.

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October 27, 2010

L'Orient le Jour - Baroud goes over scourges and charges FSI's management - October 27, 2010


Le ministre de l'Intérieur a mis le doigt sur des dysfonctionnements au sein des FSI qui sont supposées être les premières concernées sur le terrain.

Le ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, a tenu hier une conférence de presse au cours de laquelle il s'est penché sur les accidents de la route qui sont en augmentation au Liban et qui provoquent un ras-le-bol au sein de la population. Le ministre a brossé un tableau peu reluisant de la situation dans le domaine, indiquant que les responsabilités sont partagées et qu'il était prêt à les assumer toutes si on lui donnait les moyens qu'il réclamait.

« Mon but n'est pas de justifier ce qui se passe ou encore moins de défendre un quelconque responsable. Moi-même je suis un responsable et je dois suivre les problèmes auxquels font face les citoyens. Les gens attendent que je prenne les mesures adéquates. Ils ont peur de l'augmentation des accidents sur les routes du Liban. » C'est ce qu'a indiqué le ministre de l'Intérieur Ziyad Baroud en préambule à sa conférence.
M. Baroud a souligné que « le ministère de l'Intérieur partage ses responsabilités avec les FSI, et les Libanais, tout comme moi, sont insatisfaits des prestations des FSI. Il y a des membres et des officiers des FSI qui font du très bon travail, mais il y a aussi une insatisfaction. Je vais ôter mes gants, et sans vouloir parler politique, il faut prendre les mesures adéquates ». Il a ajouté qu'il « n'existe pas d'entreprise sans conseil d'administration et les FSI sont comparables pourtant à une telle entreprise. C'est ainsi que depuis le début du mois d'octobre, il y a à la tête des FSI quatre postes-clés vacants ».
M. Baroud a également souligné qu'il s'est entendu avec le ministre de la Santé Mohammad Khalifé « afin que ce dernier publie les chiffres relatifs aux victimes des accidents. Les FSI soulignent de leur côté qu'il y a eu cette année 390 morts et elles sont prêtes à publier les noms alors que d'autres sources avancent des chiffres plus élevés sans pour autant préciser leur provenance », a-t-il ajouté.
Le ministre de l'Intérieur a ensuite noté que « trouver une solution pour les accidents de la route n'a jamais été une priorité des gouvernements passés. ce n'est plus le cas actuellement car le nombre des morts sur les routes du Liban a dépassé les 700. La tension politique ne devrait pas dispenser quiconque d'assumer ses responsabilités dans ce cadre ». « De plus, la crise politique, contrairement à la situation des routes au Liban, n'a pas fait de morts. La responsabilité commence au Parlement ; il est nécessaire d'adopter une loi relative au code la route et de trouver une solution aux causes récurrentes qui provoquent les accidents », a-t-il dit
« Si l'on a à choisir entre la sécurité des citoyens et la situation économique, nous choisirons la sécurité. Personne n'est satisfait de l'examen mécanique des véhicules et il existe 300 000 voitures illégales. Au cours des deux dernières semaines, des personnes qui louaient des pneus aux conducteurs de voitures qui devaient passer l'examen de mécanique ont été arrêtées », a indiqué M. Baroud.
Le ministre de l'Intérieur a souligné par ailleurs que « 40 % des victimes de la route sont des piétons », critiquant le manque de ponts et de passages piétons, et appelant « les piétons à utiliser les quelques ponts qui leurs sont destinés », ajoutant que « beaucoup d'accidents ont l'excès d'alcool pour cause ainsi que l'utilisation des téléphones portables au volant ».
Il a aussi indiqué que « la responsabilité est commune entre la police et les citoyens », soulignant encore une fois la nécessité « d'adopter une loi relative au code de la route qui est déjà à la disposition des commissions parlementaires ». « Cette loi devrait être votée au Parlement, elle doit être au-dessus des dissensions politiques car les accidents de la route touchent toutes les communautés, a noté M. Baroud. J'avais déjà proposé de quintupler le montant des amendes lors de la discussion du budget et aujourd'hui j'appelle à multiplier par dix fois plus le montant de ces amendes. »
Il a également appelé la justice à être plus ferme, soulignant qu'il a déjà préparé un projet de loi qui devrait qualifier de crime les accidents de la route, et cela en cas de mort d'homme, si la responsabilité du conducteur était prouvée.
Il a souligné en conclusion que son ministère vient de bénéficier de deux millions et demi de dollars pour l'achat de radars, alors que les besoins s'élèvent à douze millions de dollars américains. 

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