The Lebanese Center for Human Rights (CLDH) is a local non-profit, non-partisan Lebanese human rights organization in Beirut that was established by the Franco-Lebanese Movement SOLIDA (Support for Lebanese Detained Arbitrarily) in 2006. SOLIDA has been active since 1996 in the struggle against arbitrary detention, enforced disappearance and the impunity of those perpetrating gross human violations.

Search This Blog

October 26, 2010

L'Orient le Jour - Berry in Paris with a double role : As president of Parliament and representative of a community - October 26, 2010

C'est un accueil en grande pompe qui a été réservé au président de la Chambre Nabih Berry à l'aéroport du Bourget, celui où atterrissent les avions privés : l'ambassadeur Denis Pietton, la sénatrice des Yvelines, Mme Dupont, ainsi que l'ambassadeur du Liban Boutros Assaker et le staff de l'ambassade, et l'ambassadrice du Liban à l'Unesco Sylvie Fadlallah, tout le monde était là pour escorter Nabih Berry à l'hôtel Meurice où il doit séjourner. L'ambassadeur Assaker explique d'ailleurs que la visite de Berry revêt une double importance, d'abord à cause de sa fonction de président de la Chambre et ensuite en sa qualité d'un des principaux représentants de la communauté chiite. M. Berry est considéré par les Français comme une personnalité modérée et un homme d'État. 
L'ambassadeur explique que la visite avait été initialement prévue en novembre pour permettre au président de la Chambre de célébrer la fête nationale libanaise sur le territoire français. Mais pour des raisons de chevauchement d'emplois du temps, les deux parties ont estimé que le timing actuel est idéal, surtout que la période que traverse le Liban est particulièrement délicate. Des sources diplomatiques précisent que la France a déjà accueilli ces derniers temps le président de la République libanaise et le Premier ministre. Il était donc normal qu'elle complète le tableau en recevant le président de la Chambre pour bien montrer qu'elle appuie toutes les institutions libanaises et qu'elle se tient à égale distance de tous les Libanais. 
De son côté, le président Berry a bien préparé ses dossiers, soucieux d'exposer à ses interlocuteurs français le terrible dilemme dans lequel se trouvent actuellement les Libanais, tout en évoquant aussi les possibilités de solution. Dans le petit avion privé qui l'a emmené de Beyrouth à Paris à la tête d'une délégation réduite, Berry a révélé aux journalistes qu'il est entré en contact avec le chef de l'État pour coordonner les efforts visant à essayer de trouver des solutions. Il a répété son attachement à la nécessité de transférer le dossier des « faux témoins » devant la Cour de justice, qui est, certes, une instance exceptionnelle, mais qui est formée des plus grands magistrats du pays. Si, donc, les plus grands magistrats du pays ne sont pas crédibles aux yeux de ceux qui rejettent l'examen de ce dossier par la Cour de justice, comment de simples magistrats pourraient-ils l'être ? s'est demandé Berry, qui a constaté un durcissement de ton chez certaines personnalités du 14 Mars. Il n'a pas caché sa perplexité, d'autant que le président de la République a demandé un délai d'une dizaine de jours pour tenter de trouver des solutions. Berry a ainsi laissé entendre que les séances ministérielles de la semaine ne devraient pas être déterminantes, tout en précisant que l'opposition ne peut pas attendre indéfiniment. Il a ainsi expliqué que lorsque les ministres proches de lui se sont retirés d'une séance gouvernementale sans se concerter auparavant avec leurs collègues de l'opposition, ils ont agi sciemment par respect de l'accord de Doha qui interdit à une partie de se retirer du gouvernement. Ils y sont par la suite revenus pour donner une chance aux tentatives de trouver des solutions. Mais l'attente ne devrait pas se prolonger. 
Aujourd'hui, le président de la Chambre recevra dans sa suite à l'hôtel Meurice le ministre français des AE Bernard Kouchner, avec lequel il évoquera probablement la crise provoquée par l'acte d'accusation du TSL. D'autant que les ministres européens des AE réunis la vielle ont décidé de tenter de convaincre les Libanais que l'activité du TSL, « qui est indépendante, ne peut être ni suspendue ni arrêtée ». C'est dire que la tâche de Berry s'annonce difficile ; lui, le champion des angles arrondis, aura cette fois du mal avec ses interlocuteurs français, au moins sur le sujet du TSL. 

No comments:

Post a Comment

Archives