The Lebanese Center for Human Rights (CLDH) is a local non-profit, non-partisan Lebanese human rights organization in Beirut that was established by the Franco-Lebanese Movement SOLIDA (Support for Lebanese Detained Arbitrarily) in 2006. SOLIDA has been active since 1996 in the struggle against arbitrary detention, enforced disappearance and the impunity of those perpetrating gross human violations.

Search This Blog

October 26, 2010

L'Orient le Jour - BLRS symposium on deafness: French, Belgian, and Lebanese experts share their knowledge and experience - October 26, 2010

Experts libanais et européens en matière de surdité ont échangé le week-end dernier leurs connaissances et leurs expériences respectives, ainsi que leur savoir-faire au cours du deuxième colloque organisé par le BLRS, membre associé et filiale libanaise du Bureau international d'audio-phonologie (BIAP), établie en Belgique.
C'est sous le signe du partage du savoir-faire et des expériences libanaise, française, belge et européenne en général que s'est tenu ce week-end, à l'hôtel Padova de Sin el-Fil, le IIe colloque du Bureau libanais pour la recherche en surdité (BLRS) sur le thème « La surdité, recherches et perspectives ». 
Au fil des conférences, exposés et tables rondes qui se sont étalés sur vingt-quatre heures, de vendredi après-midi à samedi en fin de journée, des universitaires et des experts de France, de Belgique et du Liban, représentant différents secteurs professionnels ayant un rapport direct ou indirect avec le domaine de la surdité, ont échangé leurs connaissances sur l'encadrement pédagogique et social, l'intégration - sociale et scolaire - et le recours à des méthodes technologiques appropriées - principalement, l'implant cochléaire et les softwares de réhabilitation - visant à améliorer les conditions de vie des personnes sourdes. 
Cet échange d'informations s'est opéré dans les deux sens, comme l'a souligné Serge Portalier, de l'Université de Lyon 2, qui a indiqué sur ce plan que sa participation à ce colloque libanais lui a permis de s'informer, pour la première fois, de l'évolution des connaissances et des techniques au Liban en rapport avec la surdité. « Ma présence ici a été à cet égard très instructive, d'autant que j'ai réalisé que nous faisons face en France aux mêmes problèmes qui se posent chez vous », a-t-il affirmé. 
Ce deuxième colloque du BLRS a permis, parallèlement, d'initier un contact et des échanges entre, d'une part, les experts et les parents de jeunes sourds et, d'autre part, le président de l'ordre des médecins, le Dr Charaf Aboucharaf, qui a assisté, vendredi, à la séance d'ouverture des travaux et qui a convenu à cette occasion avec les responsables du BLRS de tenir prochainement des réunions de concertation et de coordination entre les deux parties afin d'améliorer les conditions d'encadrement et de suivi des jeunes sourds.

La cérémonie d'ouverture du colloque 
Également présents à la cérémonie d'ouverture, l'ambassadeur de Belgique, Johan Verkammen (qui a contribué au financement du séjour de l'un des intervenants belges), la présidente d'honneur du BLRS, l'ancien ministre Leila Solh Hamadé, M. Samir Mrad, représentant l'ancien ministre Michel Eddé (également président d'honneur du BLRS), des délégués des ministères de la Santé, des Affaires sociales et de l'Éducation, des parents de jeunes sourds, ainsi que des responsables des différentes associations sociales travaillant dans le domaine de la surdité dans diverses régions du pays. 
Au début de la cérémonie, la présidente du BLRS, Mme Viviane Touma, a prononcé une courte allocution dans laquelle elle a notamment évoqué les trois paramètres qui dictent la mission que s'est fixé le BLRS, à savoir, l'information, la formation et l'orientation, soulignant que ce deuxième colloque (qui fait suite au premier organisé en 2008) a pour but de discuter de la recherche pluridisciplinaire impliquant les secteurs médical, paramédical et pédagogique en rapport avec la surdité. « Aujourd'hui, nous pensons à haute voix et nous partageons nos différentes expériences entre professionnels, parents et étudiants, dans le but de soutenir et de guider la personne sourde dans son cheminement », a déclaré Mme Touma, qui a relevé dans ce cadre que « la personne sourde a besoin qu'on croit en ses capacités et qu'on ait confiance dans sa démarche ». Et de souligner qu'une personne sourde « entend avec ses sentiments, son toucher et son regard ». 
Rappelant qu'une personne sourde « a une sensibilité très poussée » et que si elle présente une déficience auditive cela ne signifie nullement qu'elle souffre d'une « déficience mentale », Mme Touma a déclaré en conclusion : « La personne sourde n'a pas besoin de pitié, mais elle a besoin de confiance, de motivation et de soutien de la part des siens et de la société. » 
Prenant à son tour la parole, Mme Leila Solh Hamadé a mis l'accent sur l'intérêt que manifeste la Fondation el-Walid ben Talal pour le problème des personnes sourdes, soulignant la nécessité sur ce plan d'initier une coopération plus étroite et régulière entre les associations locales qui agissent dans ce domaine. « Ces différentes associations, a déclaré en substance Mme Solh, doivent unifier leur vision du problème dans le but d'aboutir par la suite à une unification de la langue des signes à laquelle ont recours les personnes sourdes, ce qui facilitera, à n'en point douter, a-t-elle ajouté, l'intégration des malentendants sur le double plan universitaire et professionnel. » 
Après avoir souligné son soutien à l'action du BLRS et rendu hommage à l'action entreprise par Mme Touma dans ce domaine, Mme Solh a mis l'accent sur la nécessité de faciliter l'accès de la personne sourde à la communication. « Il faut prêter l'oreille à la surdité », a ajouté Mme Solh, avant de conclure, non sans amertume, que dans les circonstances présentes que traverse le pays « il est parfois préférable de ne pas entendre »... 

L'ambassadeur de Belgique 
De son côté, le représentant du ministre Michel Eddé, M. Samir Mrad, a commencé par rendre hommage aux efforts déployés par le BLRS et par sa présidente, Viviane Touma, pour développer l'action de soutien et d'encadrement des personnes sourdes. Relevant l'importance d'une telle mission, M. Mrad a déclaré qu' « il revient à la société, par le biais des associations publiques et civiles, parallèlement aux parents concernés, d'assurer les conditions nécessaires à l'intégration sociale de la personne souffrant d'un handicap ». « Cela implique qu'il faut découvrir les potentialités et les capacités de la personne handicapée afin qu'elle puisse enrichir sa personnalité et interagir avec son entourage de manière à contribuer à l'enrichissement intellectuel de la société », a déclaré M. Mrad. 
Soulignant que les études et les recherches, telles que celles qui sont discutées dans le cadre de ce colloque sur la surdité, constituent un investissement pour l'avenir de l'homme « beaucoup plus profitable que la production d'armes de destruction, qu'elles soient nucléaires ou autres », M. Mrad a transmis aux personnes présentes les encouragements et le soutien du ministre Michel Eddé. 
Dernier à prendre la parole, l'ambassadeur de Belgique, Johan Verkammen, a relevé sa « profonde admiration » pour les professions en rapport avec le domaine de la surdité et dont « les réalisations sont extrêmement concrètes et palpables ». Soulignant que « la Belgique est honorée de contribuer au succès de ce deuxième colloque » organisé par le BLRS, M. Verkammen a indiqué que cette contribution s'inscrit dans le cadre d'un « vaste réseau d'échanges entre la Belgique et le pays du Cèdre ». 
Rappelant que le BLRS est un membre associé et une filière (pour le Liban) du BIAP, Bureau international d'audio phonologie, qui est une société scientifique multidisciplinaire créée et établie en Belgique, M. Verkammen a relevé que le secrétaire général du BIAP, Laurent Demanez, participe au colloque avec le soutien de l'ambassade. En conclusion, M. Verkammen a rendu hommage à Mme Touma « pour son engagement sans relâche en faveur de l'intégration sociale des personnes sourdes au Liban et en faveur de la recherche locale dans ce domaine ». 
À l'issue de la cérémonie, Mlle Michèle Maroun a présenté un exposé du bilan de l'action menée par le BLRS depuis sa fondation en 2007. 

No comments:

Post a Comment

Archives