Le Liban a été classé 127e sur 178 pays dans le rapport annuel de Transparency International (TI), publié hier, qui évalue le degré de perception de la corruption dans le monde.
L'Association libanaise pour la transparence (LTA), branche locale de l'ONG de lutte contre la corruption, Transparency International (TI), a rendu hier publics les résultats du rapport 2010 de l'organisation sur la perception de la corruption dans le monde, indiquant que le Liban avait été classé 127e sur 178 pays.
Le pays du Cèdre a en effet obtenu un score de 2,5 (sur une échelle allant de zéro à 10) pour l'indice de perception de la corruption (IP), se retrouvant ainsi 13e au classement des pays arabes.
Il convient de souligner que le classement de la LTA, effectué sur une base annuelle, évalue le niveau de sensibilisation du public vis-à-vis de la corruption dans des pays spécifiques - mais ne mesure pas le niveau de corruption lui-même. Cet indice est composite, se basant principalement sur le rassemblement d'informations provenant des résultats de 10 sondages différents menés par plusieurs organismes indépendants. Le public sondé est composé d'hommes et de femmes d'affaires, de membres du corps enseignant et d'analystes spécialisés. À l'issue des résultats de ce classement, chaque pays obtient une « note » sur 10, la borne supérieure correspondant au niveau de perception de corruption le plus bas.
Le Liban avait obtenu un IP similaire en 2009, contre 3,0 en 2008, 3,6 en 2006, 3,1 en 2005 et 2,7 en 2004. Ce recul significatif du Liban, qui a obtenu le score le plus bas depuis six ans pour la seconde année consécutive, le place dans la même catégorie que le Belarus, l'Équateur, le Nicaragua, la Syrie, le Timor-Oriental et l'Ouganda. Ces perceptions négatives reflètent, selon les conclusions du rapport, l'instabilité de la situation politique et économique du pays, qui perdure depuis 2005. Cette instabilité est considérée comme l'obstacle principal freinant la mise en place de plusieurs réformes, lois et régulations susceptibles de réduire le niveau de corruption.
À l'échelle mondiale, le Danemark, la Nouvelle-Zélande et Singapour ont tous trois obtenu la première place ex aequo au classement, arrivant en tête des pays perçus comme les moins corrompus avec un indice de perception (IP) de 9,3. La Finlande et la Suède étaient toutes deux en seconde position (9,2), suivies par le Canada, la Hollande, l'Australie et la Suisse (8,9, 8,8 et 8,7, respectivement). Les États-Unis et la Belgique se sont retrouvés tous deux à la 22e place avec un IP de 7,1, tandis que la France arrivait en 25e position. Au niveau des plus mauvaises prestations, la Somalie était dernière au classement, soit à la 178e place, avec un IP de 1,1. Le Qatar était, pour sa part, en tête des pays arabes en termes d'indices de corruption, et 19e au classement mondial, avec un IP de 7,7.


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