The Lebanese Center for Human Rights (CLDH) is a local non-profit, non-partisan Lebanese human rights organization in Beirut that was established by the Franco-Lebanese Movement SOLIDA (Support for Lebanese Detained Arbitrarily) in 2006. SOLIDA has been active since 1996 in the struggle against arbitrary detention, enforced disappearance and the impunity of those perpetrating gross human violations.

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October 28, 2010

L'Orient le Jour - From Paris, Berry calls on friend countries to erase Lebanon's external debt - October 28, 2010



Le président de la Chambre, Nabih Berry, a poursuivi sa visite à Paris où il a conféré hier avec le président du Sénat (et grand ami du Liban), Gérard Larcher, avant d'être l'hôte à dîner de l'ambassadeur du Liban en France, Boutros Assaker. Ce matin, il sera reçu à l'Élysée.
C'est dans la matinée d'aujourd'hui, vers 10 heures, que le chef du législatif (et leader d'Amal) Nabih Berry sera reçu au palais de l'Élysée par le président Nicolas Sarkozy pour un entretien d'une heure qui clôturera sa visite dans la capitale française, entamée lundi soir.
La journée d'hier a été marquée par une réunion, suivie d'un déjeuner, avec le président du Sénat, Gérard Larcher, au palais du Luxembourg, et un dîner donné par l'ambassadeur du Liban en France, Boutros Assaker. Au cours de ces agapes nocturnes, M. Berry a prononcé une allocution dans laquelle il a notamment appelé les pays amis à effacer la dette externe du Liban.
La réunion au palais du Luxembourg a eu lieu en présence de M. Assaker, de l'ambassadeur de France à Beyrouth, Denis Pietton, et de plusieurs membres du Sénat. Au terme des entretiens, M. Larcher a donné un déjeuner en l'honneur de M. Berry. Dans son allocution, le président Larcher - qui est un grand ami du Liban - a réaffirmé le soutien de la France aux institutions légales libanaises, soulignant que le renforcement de ces institutions est un passage obligé pour « la stabilité politique dans le pays ». M. Larcher a évoqué en outre le rôle actif des forces françaises opérant au Liban-Sud dans le cadre de la Finul, mettant l'accent également sur l'action de la France en faveur du Liban au niveau du Conseil de sécurité de l'ONU.
Prenant à son tour la parole, M. Berry a souligné la profonde amitié que voue M. Larcher au Liban, relevant que le président du Sénat se montre sans cesse soucieux d'éviter que les Libanais soient confrontés à de nouvelles épreuves. Le chef du législatif a relevé sur ce plan qu'il avait fortement apprécié que M. Larcher ait visité, lors de sa visite au Liban il y a 18 mois, les régions les plus avancées à la frontière libano-israélienne, notamment la localité de Yaroun. « Cela avait suscité notre admiration pour sa personnalité et pour l'intérêt qu'il a ainsi porté à une région frontalière éloignée que l'État au Liban néglige quasiment », a déclaré M. Berry qui a félicité par ailleurs M. Larcher pour son jubilé d'argent de vie parlementaire.
Évoquant, d'autre part, les développements de la situation sur la scène libanaise, le chef du législatif a fait assumer au « précédent gouvernement » la responsabilité de la non-application des résolutions des conférences de Paris, tenues sous le mandat du président Jacques Chirac et qui avaient pour but de soutenir le Liban dans son entreprise de redressement économique. « Le Parlement avait alors pris le risque d'approuver des lois impopulaires, telles que la TVA, la libéralisation du secteur des télécommunications, la lutte contre le blanchiment d'argent, sans compter nombre d'initiatives prises par le Parlement au niveau du partenariat entre les secteurs public et privé », a déclaré M. Berry.

Le TSL et le rôle de l'UE
Le président de la Chambre a affirmé sur un autre plan que la tension actuelle et l'inquiétude qui sévissent dans le pays sont dues à « la gestion des investigations portant sur l'assassinat du président martyr Rafic Hariri », affirmant que l'enquête à ce sujet avait été « menée d'une manière qui ne sert pas l'unité du Liban ». « Un temps précieux a été perdu du fait de supputations trompeuses et de scénarios étranges, alors que toutes les factions politiques et parlementaires au Liban désirent que l'enquête sorte du cadre politique local étroit afin d'aboutir à la vérité et la justice », a déclaré M. Berry.
Après avoir vivement stigmatisé les agissements israéliens dans les territoires palestiniens, notamment au niveau de la politique « de colonisation, de perquisitions de terres palestiniennes et de destruction de maisons », le chef du législatif s'est prononcé pour « un rôle européen, et plus particulièrement français, actif et palpable au Moyen-Orient ». « L'Union européenne a été tenue à l'écart des négociations palestino-israéliennes et elle s'est transformée en une simple boîte aux lettres, a affirmé M. Berry. En Afghanistan, le rôle de l'Union européenne s'est réduit à celui d'une caserne fournissant un nombre accru de soldats pour mener à bien les opérations militaires. Au niveau du dossier nucléaire (iranien), le rôle européen est devenu un rôle négatif qui se soumet aux pressions américaines. »
Et le président de la Chambre de conclure : « En ce qui concerne le Liban, le rôle européen devrait être de permettre au Liban de sortir de sa crise et de jouer un rôle dans l'ordre régional. Un tel rôle demeure encore possible et il est dépendant de la détermination de la France à assumer ses responsabilités. » 

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