The Lebanese Center for Human Rights (CLDH) is a local non-profit, non-partisan Lebanese human rights organization in Beirut that was established by the Franco-Lebanese Movement SOLIDA (Support for Lebanese Detained Arbitrarily) in 2006. SOLIDA has been active since 1996 in the struggle against arbitrary detention, enforced disappearance and the impunity of those perpetrating gross human violations.

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October 28, 2010

L'Orient le Jour - Karame : "What difference between the Justice Court and Ordinary Justice ?" - October 28, 2010

Au lendemain de sa visite à Damas, Omar Karamé, pour qui « c'est l'heure de Saad Hariri », a entamé ses contacts en se rendant chez Tammam Salam.
Au lendemain d'une visite remarquée à Damas, l'ancien chef de gouvernement, Omar Karamé, a rendu visite hier au député Tammam Salam. M. Karamé était accompagné de son fils Fayçal, qu'il prépare à sa succession politique, et de son conseiller, Osman Majzoub. Des propos qu'il a tenus, certains observateurs ont déduit que dans le dossier des faux témoins, l'on se dirige vers un compromis, et que l'affaire sera confiée à la justice ordinaire, et non plus à la cour de justice, comme le souhaite l'opposition. À l'issue de sa rencontre, M. Karamé, qui ne peut se déclarer ouvertement contre le TSL, a commencé par affirmer : « Nous sommes tous favorables au tribunal, à la vérité et à la justice. Tout ce que nous demandons, en cas de publication de l'acte d'accusation, c'est qu'il soit basé sur des preuves irréfutables, loin de toute politisation. » Et d'ajouter : « Si le tribunal international est politisé, un problème va inéluctablement se poser, et dans ce cas le président Hariri sera le seul à pouvoir tirer le pays d'affaire. »
Le leader tripolitain a donc calqué sa position, à l'égard du gouvernement et du Premier ministre, sur celle du président Bachar el-Assad, telle qu'elle se reflète dans l'entretien qu'il vient d'accorder à un quotidien libanais. « Dans l'interview accordé à al-Hayat, a dit M. Karamé, le président Assad a été clair et franc. Il a insisté sur son désir de communiquer avec le Premier ministre, assurant que les portes de Damas sont ouvertes à tous. C'est de bon augure. »
« Les rumeurs sur l'existence de pressions visant à faire tomber le gouvernement sont nombreuses, a ajouté M. Karamé, mais ce n'est pas ainsi qu'il faut voir les choses. Le président Assad, et l'opposition aussi, ont annoncé à maintes reprises que l'heure est celle de Saad Hariri, et qu'il est le seul à pouvoir faire face à tous ces complots. »

L'affaire des faux témoins
« La priorité qui s'impose au Premier ministre, a poursuivi M. Karamé, est de régler la question des faux témoins. » « Il nous faut être sûrs de la manière dont le tribunal fonctionne, de la direction que prend l'enquête, loin de toute politisation. Et dans ce cas, personne n'aura d'objection. Mais au moindre doute, le Premier ministre lui-même n'acceptera pas que les choses soient telles, ni lui ni personne d'autre au Liban ou en dehors du Liban, d'ailleurs », a dit l'ancien Premier ministre.
Sur un autre plan, M. Karamé a pris ses distances à l'égard de ceux qui exigent que le dossier des faux témoins soit déféré devant la cour de justice. « Il s'agit là d'un faux problème, a-t-il dit, il n'y a pas de grande différence entre la justice ordinaire et la cour de justice, sinon que dans la justice ordinaire, l'accusé peut faire appel, alors qu'il fait face à un jugement sans appel devant les présidents des Cours de cassation qui forment la cour de justice. »
Par ailleurs, M. Karamé s'est félicité du rapprochement qui s'opère en ce moment entre l'Iran et l'Arabie saoudite. « Tout rapprochement est en faveur du Liban, a-t-il affirmé, source de stabilité et protection pour la résistance. » 

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