The Lebanese Center for Human Rights (CLDH) is a local non-profit, non-partisan Lebanese human rights organization in Beirut that was established by the Franco-Lebanese Movement SOLIDA (Support for Lebanese Detained Arbitrarily) in 2006. SOLIDA has been active since 1996 in the struggle against arbitrary detention, enforced disappearance and the impunity of those perpetrating gross human violations.

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June 7, 1999

Communiqué SOLIDA - Naji Aziz HARB - June 7, 1999

NAJI AZIZ HARB, CITOYEN LIBANAIS, DETENU EN SYRIE DEPUIS JUILLET 1990.

Le mouvement franco-libanais SOLIDA (Soutien aux Libanais Détenus Arbitrairement) a rendu public la semaine dernière un rapport intitulé:

"NAJI AZIZ HARB, CITOYEN LIBANAIS, DETENU EN SYRIE DEPUIS JUILLET 1990."

S'appuyant sur l'exemple de cette personne, ce rapport rend incontestable la complicité des autorités libanaises avec la Syrie, dans la dramatique question des libanais détenus illégalement en Syrie.
Naji HARB y est détenu depuis juillet 1990, kidnappé par les forces syriennes au Liban, alors qu'il était soldat de l'armée de Beyrouth Ouest, après avoir déserté en 1989 les troupes dirigées par le Général Michel AOUN.
Ce rapport est principalement constitué d'un recueil de correspondances entre le tribunal militaire de Beyrouth, le Ministère libanais de la Défense Nationale, et le tribunal de campagne de la Deuxième Division en Syrie, au sujet de Naji HARB: en 1998, huit ans après sa condamnation illégale en Syrie, la justice militaire syrienne fait part de son jugement à la justice militaire libanaise! (copie de celui-ci figure dans le rapport) Mais son cas est traité par les autorités libanaises comme celui de n'importe quelle personne détenue en toute légalité au Liban après avoir été jugée publiquement.
Pourtant, aucune indication dans le jugement rendu contre Naji HARB ne laisse penser qu'une demande d'extradition ait pu être présentée par la Syrie auprès du Liban pour que cette personne puisse être jugée en Syrie. Et quand bien même cette demande aurait été formulée, il s'agirait d'une violation par le Liban du principe de non-extradition de ses nationaux.
De même, monsieur HARB n'a bénéficié d'aucune défense au cours de son procès, prononcé secrètement par une juridiction d'exception constituée de militaires, qui l'a condamné aux travaux forcés à perpétuité, hors de son pays et… sans appel! Il est à noter que sa condamnation, selon les termes de la justice syrienne elle-même, se base uniquement sur des aveux, selon toute vraisemblance extorqués sous la torture, et que Monsieur HARB est accusé d'avoir tué deux soldats syriens à Beyrouth, dont l'identité n'est jamais révélée dans le jugement!
Ce rapport de vingt pages auquel figurent les copies en arabe et la traduction des correspondances et du jugement concernant Monsieur HARB, a été adressé aux officiels français et européens concernés par le Liban et la Syrie, et à de très nombreux défenseurs des Droits de l'Homme dans le Monde. Le cas de cette personne avait été présenté le 12 mai 1999 aux sénateurs du Groupe d'Amitié France-Liban, qui avaient invité les représentants de SOLIDA à leur réunion.

Paris, le 7 Juin 1999.

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