The Lebanese Center for Human Rights (CLDH) is a local non-profit, non-partisan Lebanese human rights organization in Beirut that was established by the Franco-Lebanese Movement SOLIDA (Support for Lebanese Detained Arbitrarily) in 2006. SOLIDA has been active since 1996 in the struggle against arbitrary detention, enforced disappearance and the impunity of those perpetrating gross human violations.

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December 6, 2016

L'orient le jour- La mémoire de Louis Delamare ou le vibrant plaidoyer pour les droits de l’homme, December 06 , 2016

La défense contre les atteintes aux droits de l'homme a constitué l'axe du concours de plaidoiries en langue française organisé hier à la Maison de l'avocat, dans le cadre de la cinquième édition du prix Louis Delamare. Baptisé du nom de l'ambassadeur de France tué à Beyrouth le 4 septembre 1981 – assassinat imputé au régime syrien –, ce prix a été fondé en 2012 par le président de la commission des Relations internationales du barreau de Beyrouth, Joe Karam, en partenariat avec l'ambassade de France et le barreau de Caen (Normandie) et avec la participation de la Conférence de stage du barreau de Paris, pour rendre hommage au diplomate français, fervent défenseur des valeurs de dignité et de liberté.

Placée sous le patronage de l'ambassadeur de France, Emmanuel Bonne, et du bâtonnier de Beyrouth, Antonio Hachem, cette cinquième édition a mis en compétition neuf avocats stagiaires francophones, six Libanais et trois Françaises, qui ont déployé leurs talents devant un jury formé de MM. Bonne et Hachem, ainsi que de Dominique Attias, vice-bâtonnière de Paris, de Robert Apery, ancien bâtonnier de Caen, d'Alain Pellegrini, ancien commandant de la Finul, de Joe Karam, président de la commission internationale au barreau de Beyrouth et fondateur du concours, de Véronique Aulagnon, conseillère de coopération et d'action culturelle à l'ambassade de France et directrice de l'Institut français du Liban, de Maya Mansour, professeure des droits de l'homme à l'Université arabe et chef du département juridique du groupe Khoury Home, de Jad Kobeissi, membre de la commission francophone du barreau de Beyrouth, d'Ali Rahhal, professeur de droit pénal à l'Université libanaise, et d'Ophélie Gourdet, lauréate du prix Louis Delamare 2014.
Dans un amphithéâtre comble où l'on notait la présence du président du Conseil supérieur de la magistrature, Jean Fahd, et du président de la Ligue maronite, l'ancien bâtonnier Antoine Klimos, les jeunes femmes et hommes en robe ont plaidé chacun à sa manière pour une même cause, celle de la défense contre les violations des droits fondamentaux, choisissant tous des cas réels qu'ils ont dénoncés avec rigueur et véhémence.

La France aux côtés du barreau de Beyrouth
Prenant en premier la parole après la diffusion des hymnes nationaux libanais et français, et de l'hymne du barreau de Beyrouth, M. Hachem a rendu hommage à la mémoire de Louis Delamare, « victime du terrorisme lâche qui continue d'affecter la vie des Libanais ». Il a par ailleurs remercié l'ambassadeur de France, Emmanuel Bonne, pour « son soutien aux initiatives du barreau de Beyrouth », affirmant que cet organisme « aspire à préserver les mêmes valeurs auxquelles est attachée la France dans son combat contre l'obscurantisme et la terreur ».
Dans son allocution, M. Bonne s'est pour sa part félicité de « la pertinence et de la popularité de ce concours qui honore (son) prédécesseur », avant de retracer succinctement les circonstances de l'assassinat de Louis Delamare, « mort non loin du portail de la Résidence des Pins alors qu'il avait tenté d'apaiser les violences qui sévissaient à Zahlé entre l'armée syrienne et les Forces libanaises ».
L'ambassadeur français a par ailleurs réitéré l'engagement de son pays aux côtés du barreau de Beyrouth dans sa lutte pour faire prévaloir la justice et promouvoir les droits de l'homme, rappelant « sa coopération auprès de toutes les institutions juridiques et judiciaires en vue de contribuer à la modernisation des techniques et la formation au niveau des ressources humaines ».

Éloquence et charisme
Quant à l'initiateur de l'événement, Joe Karam, il a annoncé que « le prix Louis Delamare, qui jusqu'à ce jour se déroule au Liban, sera organisé à l'échelle régionale dès 2019, lors du centenaire de la fondation du barreau de Beyrouth ». Et de donner ensuite la parole aux jeunes plaideurs, qui, en majorité, ont axé leurs démonstrations sur la souffrance des femmes à travers le monde : de la femme libanaise, victime de violences conjugales et de lois bafouant son droit à disposer de son corps, à la femme au Mexique, victime d'une (in)justice qui ne reconnaît pas les abus sexuels commis à son égard, en passant par la femme sri-lankaise employée de maison au Liban, victime de maltraitances et de mesures qui attentent à sa liberté, ainsi que la femme afghane lynchée par une foule démunie de compassion et d'humanité, et encore cette autre femme aux Philippines, pays dont le président a autorisé d'abattre sans autre forme de procès les toxicomanes : toutes ont été défendues avec des arguments et une logique remarquables.
Parmi les candidates françaises, c'est finalement Léa Dordilly qui a convaincu le plus le jury, obtenant le prix Louis Delamare pour sa plaidoirie, intitulée « L'État de Sonora (Mexique) », qu'elle a exposée avec une cohérence et une éloquence exceptionnelles, doublées d'un incontestable charisme. Ce qui lui a valu de recevoir un matériel électronique et des publications juridiques en langue française offerts respectivement par les sponsors de l'événement, le groupe Khoury Home et les éditions Sader.
Côté libanais, Romy Batrouny, qui a choisi « La disparition forcée des Libanais (dans les geôles syriennes) », un sujet toujours d'une brûlante actualité et perdurant depuis le début de la guerre civile, a remporté la compétition grâce au raisonnement juridique et à la sensibilité dont elle a fait preuve lors de sa joute oratoire. Son prix lui permettra de participer les 26, 27 et 28 janvier au Concours international de plaidoiries pour les droits de l'homme au Mémorial de Caen.

Source & Link : L'orient le jour

November 19, 2016

Assafir- Juveniles in Roumieh singing and dancing, November 19 , 2016

ليس سهلاً الاستماع إلى فتى مراهق يشكو من مشكلة تخصّه ولا يجد حلًا لها، إلا أن الأصعب يبقى أن ترى هذا الفتى سجيناً وراء القضبان، يدفع ثمن جرم، قد يكون ارتكبه عن غير قصد.
هنا مبنى «أحداث» سجن رومية. يبعد المبنى بضعة أمتار عن مباني أكبر سجن في لبنان، يكتظّ بسجناء محكومين أو موقوفين ينتظرون أحكام الإدانة أو البراءة.
لمبنى الأحداث 100 قصة وقصة يرويها يافعون بين سن الثالثة عشرة والثامنة عشرة، ويتراوح عددهم بين 160 و170 من الجنسيات اللبنانية والسورية والفلسطينية.
بدأ هؤلاء نهارهم أمس، عند السادسة صباحًا، ليحوّلوا أجواء المبنى الى مهرجان كبير نظمه «مكتب التعاون الإيطالي» و«السفارة الإيطالية»، بالتعاون مع مكتب الأمم المتحدة الإقليمي المعني بالمخدرات والجريمة ووزارة العدل والمديرية العامة لقوى الأمن الداخلي.
«موسيقى بلا قيود، ألحان بلا حدود»، هو اسم المهرجان الذي أحيته فرقة «قبيلة» الإيطالية بقيادة مغنيها اللبناني أحمد شومان، وشاركت فيه مجموعة من يافعي سجن الأحداث.
الثانية عشرة ظهراً. غادر اليافعون غرفهم وانتقلوا الى باحة السجن لحضور المهرجان. تعتلي مجموعة منهم المسرح وتقف وراء شومان لتغنّي معه «بنت الشلبية» للسيدة فيروز وقصيدة الشاعر الراحل محمود درويش «أحنّ إلى خبز أمي» التي ترجمها شومان الى اللغتين الانكليزية والايطالية»، إضافة الى أغنية ايطالية، تدرّب عليها اليافعون مع شومان قبل الحفل بأسبوع.
في المشهد، تعلو صرخة الفرح، ويصفّق الجميع على إيقاع موسيقى الفرقة الإيطالية. صورة جميلة تعكس واقعًا مريرًا يعيشه هؤلاء داخل السجن. كان من المفترض أن يتابعوا دراستهم في الخارج، لو لم تغدر بهم ظروف الحياة. كان حضورهم للحفل الموسيقي أشبه بمتابعتهم حصة دراسية. الموسيقى وحدها كانت سيدة الموقف، أخذتهم الى عالم أجمل، يحلمون به بعيداً عن جرائمٍ ارتكبوها. في هذه اللحظة، لا وقت للعودة الى الوراء، ولا جدوى من الشعور بالانتقام. استمرّ الحفل ساعة واحدة، وفي ختامه رقص السجناء الدبكة على إيقاع أغنية «على دلعونة».

أريد أمي
حسين (اسم مستعار وعمره 17 سنة) هو أحد الأشخاص الذين شاركوا في الغناء مع الفرقة الايطالية. تصعب على حسين فكرة الخروج حاملاً لقب سجين. لم يحاكم حتى الآن. دخل السجن منذ ستة أشهر بتهمة السرقة والتهديد بالقتل. تقول روايته إنه «وقع ضحية ابن عمته، المطلوب من قبل الدولة اللبنانية لارتكابه جرائم عدة، فورّطه ظلماً». قبل السجن، أمضى حسين حياته في المدرسة الداخلية، لان والده كان مسجوناً. أما والدته فتركته حين كان عمره ثلاثة أشهر. يحنّ الى مقاعد الدراسة، على الرغم من أنه لا يحبّها. يشيد بالمعاملة الحسنة التي يتلقاها وأترابه من إدارة السجن، وتأهيله على الصعيد الشخصي من خلال المشاركة في دورات تعليمية. فما الذي ينوي فعله بعد الخروج من السجن. لا يملك حسين جواباً. يلتزم الصمت، ثم يبكي «أريد أمي».

«الموسيقى تليق بنا»
لم يشعر جورج (اسم مستعار وعمره 16 سنة) بأي إحراج وهو يعترف بأن السبب في سجنه هو المتاجرة بالمخدرات، منذ كان عمره 12 عاماً. تقدّم بطلب إخلاء سبيل وما زال ينتظر الردّ. يجهل مصيره بعد الخروج من السجن. يؤكد أنه لا يحبّ المدرسة التي هجر مقاعدها منذ الطفولة. كان يجني المال من ترويج المخدرات، فصرفها على نفسه وعائلته. أما همه الوحيد اليوم، فهو تأمين مصاريف دراسة أخيه الصغير «لأن ما بدي يطلع متلي». جورج لم يشارك في المهرجان الموسيقي غناءً، واكتفى بتشجيع أصدقائه والتصفيق لهم.
يحبّ أنس (20 عامًا) وهو سوري الجنسية، الشعر والغناء، ويتمنّى أن يصبح مطرباً بعد خروجه من السجن. هرب من جحيم الحرب في سوريا، فوقع ضحية الفقر في لبنان، ليرتكب جريمة قتل مع أخيه. لم ينقل الى سجن الرجال بسبب حسن سلوكه، ولأن الحكم بالسجن صدر بحقه قبل أن يتم الثامنة عشرة. بالأمس، وقف أنس على المسرح وغنّى لبنان على أمل أن تصدح الموسيقى في فضاء وطنه الجريح.
انتهى المهرجان، وعاد الجميع إلى غرفهم بعدما ودّعوا زوارهم. وحدها الأيادي التي امتدت من خلف القضبان كانت تقول: «عودوا إلينا، فالموسيقى تليق بنا».

Source & Link : Assafir

November 8, 2016

Al Mustaqbal- A book about the Asylum in Lebanon, November 08 , 2016

أصدرت «لجنة الحوار اللبناني - الفلسطيني» كتاباً، عن دار سائر المشرق، بعنوان «اللجوء الفلسطيني في لبنان (1) كلفة الاخوة في زمن الصراعات»، وهو الكتاب الاول من اصل ثلاثة كتب، تتناول تقاريره أوضاع اللاجئين الفلسطينيين في لبنان.

وأعلن رئيس اللجنة حسن منيمنة ان الكتاب «يصدر في ظروف تتصاعد فيها التحديات التي تتعرض لها القضية الفلسطينية، حيث يتراجع الاهتمام الدولي والاقليمي بها نظرا لكون المنطقة العربية تعيش حالة من التغيرات الدراماتيكية والحروب التي تغرقها في فوضى كيانية تضغط على معظم دولها سواء كانت مسرحاً للاحداث او متدخلة او متأثرة فيها. والامر نفسه ينسحب على المستويين الاقليمي والدولي مع جملة هذه الاجواء، تضيع عملية البحث عن الحل السياسي العادل الذي يرسي دعائم سلام يصل من خلاله الشعب الفلسطيني الى حقوقه بالعودة وتقرير مصيره الوطني على ارضه واقامة دولته المستقلة، باعتبار ان الاحتلال هو السبب الاصلي والمستمر لمشكلة اللجوء التي هي موضوع الكتاب«.

واعتبر انه «مع صدور هذا الكتاب وهو الاول، تكون لجنة الحوار اللبناني الفلسطيني قد خطت خطوة مهمة على طريق البحث العلمي، وكسر الصور النمطية المتبادلة، وستستكمل العمل تباعاً، اذ ان الكتاب الثاني سيخصص لبحث الاوضاع القطاعية للاجئين، كما ان الكتاب الثالث سيخصص لعرض اوضاع المخيمات والتجمعات واوضاع اللاجئين المعيشية في ضوء التعداد المتوقع انجازه قريبا».

Source & Link : Al Mustaqbal

October 4, 2012

Albalad - Beirut International Film Festival, October 4 2012

مهرجان بيروت الدولي للسينما انطلق أمس

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ساندرا الخوري



 بالامس كانت انطلاقة الدورة الـ12 لمهرجان بيروت الدولي للسينما. وخلافاً للسنوات السابقة، كانت الافتتاحية لبنانية هذا العام مع لارا سابا التي قدّمت فيلمها "قصة ثواني". كما انتقل مقرّ هذا الحدث من السوديكو الى صالات بلانيت أبراج. يستمر المهرجان حتى 11 الجاري حيث يختتم بفيلم "لوبر" للمخرجة الاميركية راين جونسون. 

تغييرات كثيرة طرأت هذا العام على برنامج المهرجان. بعض الفئات اختفى، في حين أُدرجت فئات جديدة. كما أُلغيت مسابقة الأفلام الروائية الطويلة وبقيت مسابقتا الافلام الشرق أوسطية القصيرة والأفلام الشرق أوسطية الوثائقية. هذه الدورة أصغر حجماً وتنوعاً من غيرها و"رمزية" كما لفتت مديرة المهرجان كوليت نوفل خلال مؤتمر صحافي قبل أسابيع سبق انطلاقة الحدث. وذلك يعود الى الظروف التي عاشها لبنان في الفترة الاخيرة وما نتج من تحذير بعض الدول رعاياها من التوجه الى لبنان.

57 فيلماً إذاً في مجموع الاعمال المعروضة، تتوزع على سبع فئات: بانوراما، مسابقتان، زاوية لبنانية، استعادة لأفلام كوريسماكي، فئة للأعمال التي تتناول حقوق الانسان إضافة الى استعادة خاصة لستانلي كيوبريك.

في ما يتعلّق بفيلم الافتتاح، فهو العمل الروائي الطويل الأول للمخرجة لارا سابا التي أوضحت أن "الفكرة المحورية في الفيلم هي أن أقدار البشر مترابطة". وبحسب الملف الصحافي للعمل، الذي لم نكن قد شاهدناه بعد لدى كتابة هذه المقالة، فالشخصيات في هذا العمل تنتمي الى خلفيات اجتماعية مختلفة. والقصة تتبع ثلاث شخصيات: نور فقدت اهلها في حادث سيارة، فانقلبت حياتها رأساً على عقب. انديا تملك كل ما تحلم به امرأة، باستثناء طفل، في حين أن مروان مراهق يعيش مع أم مدمنة كحول وسيئة السمعة، فيهرب من المنزل.

في فئة بانوراما، عدد من الافلام التي تستحق المشاركة، ولعلّ أبرزها الفيلم الروماني "خلف التلال" لكريستيان مونجيو، الذي حاز جائزة أفضل سيناريو في مهرجان كان الاخير، كما حصدت بطلتاه جائزة أفضل ممثلة مناصفة. يتوقف الفيلم على الصراع بين حب فويشيتا لامرأة أخرى (ألينا)، وبين حياتها في الدير مع الراهبات وأب. لن تجري الامور كما خططت لها ألينا عندما تقرر زيارة صديقتها التي ترعرعت معها في المدرسة الداخلية. فمن باتت آخر ما تملكه ألينا في الدنيا تبدو ممزقة الى حد كبير بين حبها القديم وحياتها الجديدة. الا أن المخرج يلقي في هذا الفيلم نظرة قاسية وانتقادية لبعض الطقوس التي يخضع لها من يعيشون في هذا الدير، والتي ستقود الجميع الى نهاية مؤلمة جداً. فيركّز مونجيو من جهة أخرى على الصراع بين الحب الانساني والصورة التي تُرسم عن الله وممارسات طرد الارواح.

بانوراما
ومن الافلام الاخرى التي تستحق المشاهدة، فيلم "الصيد" الذي كان عُرض كذلك في مهرجان كان هذه السنة. العمل جدير بالثناء خصوصاً من جهة التمثيل، إذ حصد عنه الدنمركي مادس ميكلسن جائزة أفضل ممثل بعد اضطلاعه بشخصية رجل أربعيني تنقلب حياته جحيماً بسبب اتهامه خطأ بالتحرش الجنسي بالاولاد. فيصور الفيلم التدهور النفسي لحالة الشخصية التي تتعرض لازدراء محيطها. فيصر المجتمع على إدانتها خاضعاً لغرائزه وأفكاره المسبقة.

أفلام الثورة 
وضمن "بانوراما" أيضاً فيلمان وثائقيان عن مصر وثورة 25 يناير، هما "انتفاضة" للمخرج الأميركي فريديريك ستانتون، و"المرنون" للإيطالي فرانشيسكو كازولو. وتحتلّ الثورات في البلدان العربية حصة من الافلام المعروضة كذلك ضمن المسابقتين، نذكر منها "عيون الحرية... شارع الموت" للمخرجين أحمد صلاح سوني ورمضان صلاح، و"وداعاً مبارك" لكاتيا جرجورة، إضافة الى فيلم "دمشق ... مواجهة مع الذاكرة" للفرنسية من أصل سوري ماري سورا الذي كانت برمجته في مهرجان الافلام اللبنانية في الشهر الماضي أُلغيت.

من الفئات التي غابت هذا العام، والتي ضمّتها الدورتان السابقتان، تلك المخصصة للأعمال التي لها علاقة بالمطبخ. كما غاب القسم المخصص لأفلام الاولاد لأسباب لم تبدو واضحة.
ومديرة المهرجان أكدّت أن المهرجان في دورته الحالية يقدّم فرصة لمواهب جديدة في لبنان لتبرز، فأولى الحدث اهتماماً خاصاً بالمخرجين المحليين تجلى عبر فئة "الزاوية اللبنانية".

تحيّتان
وتندرج في برمجمة هذا العام تحيتان الى مخرجين بارزين طبعا عالم السينما، هما ستانلي كيوبريك وآكي كوريسماكي. ستتاح الفرصة أمام الجمهور لاعادة مشاهدة أو اكتشاف أفلام مثل "كلوكوورك أورينج" و"2001: أوديسا الفضاء" و"دكتور سترانجلوف"، إضافة الى أعمال أخرى من إخراج المعلّم الكبير كيوبريك. كما يتيح المهرجان فرصة أيضاً لمشاهدة بعض من أفلام المخرج الفنلندي كوريسماكي مثل "رجل من دون ماض" و"ماتش فاكتوري غيرل" إضافة الى أحدث أعمال المخرج "لو هافر" الذي عُرض ضمن المسابقة الرسمية العام الماضي في مهرجان كان.

نلفت أخيراً الى إدراج فئة جديدة أخرى هذا العام تتمثّل بأفلام تتناول حقوق الانسان، ستعرض ضمنها أربعة أفلام لها علاقة بهذا 

July 26, 2012

L'orient le jour - Le patrimoine architectural de Tripoli s’en va à vau-l’eau..., July 26 2012


Présidente de l’Association pour la sauvegarde du patrimoine de Tripoli, Joumana Chahal Tadmoury dénonce le pillage systématique de l’héritage architectural de Tripoli et lance un SOS pour sauver ce qui reste encore à sauver. Nous publions ci-dessous son article.
Une heure, c’est le temps requis pour parcourir 4 500 ans de l’histoire de la ville de Tripoli. Une histoire ô combien féconde et riche en civilisations qui se sont succédé dans la ville qu’on prénommait jadis « al-Fayhaa » grâce à l’odeur de fleur d’oranger qui en émanait.
Mais Tripoli n’est plus ce qu’elle était. Les vergers n’y sont plus, l’odeur de la fleur d’oranger a cédé sa place à l’odeur nauséabonde des poubelles laissées çà et là dans les recoins de la ville, ou de la pollution d’un gaz émanant du « Mahjar el-sohhi » près du port, ou tout simplement des gaz d’échappements des innombrables voitures mal entretenues de certains habitants nonchalants et insensibles à la nature et à l’environnement.
Tripoli n’est plus ce qu’elle était car les salles de cinéma du boulevard Fouad Chéhab ont fermé, les cafés où aimaient se retrouver les intellectuels gauchistes de la ville ont été remplacés par des cafés servant jour et nuit une chicha (narguilé) et où s’attablent des heures durant certains jeunes – oisifs – de la ville. Ils attendent patiemment ou impatiemment, peut-être, l’arrivée d’un sauveur de misère ou l’espérance d’une vie meilleure. Certains se rebellent pendant que d’autres se résignent. Ils ont peur de l’avenir qui les attend. Ils ont vu leurs voisins, leurs amis ou leurs proches partir vers des contrées plus certaines. Ils ont peur aussi d’avoir le même sort que ces jeunes qui se tuent chaque fin de semaine en rentrant chez eux après une soirée bien arrosée à Beyrouth, à Byblos ou à Batroun, sur cette route sinueuse et mal éclairée qu’on appelle en libanais « autostrade ». Ils sont pour la plupart politisés, pensant que tel ou tel courant va enfin les sauver de ce chômage qui les guette, de ce chaos dans lequel la ville est plongée, ou tout simplement de cette insécurité qui menace d’exploser à tout moment entre « le haut et le bas » : le Jabal Mohsen et le Bab el-Tebbaneh.
Tripoli n’est plus ce qu’elle était car son patrimoine est régulièrement détruit et pillé. En effet, depuis 1956, date de la crue du fleuve Abou Ali, et la vague de démolition des irremplaçables flans du fleuve qui ont suivi, la ville ne cesse de perdre massivement son patrimoine. Une cinquantaine d’années de démolitions irréversibles, et il en reste. C’est dire si la ville était un joyau architectural. Elle est la deuxième ville après Le Caire en vestiges mamelouks, sans compter toutes les autres civilisations qui ont laissé leurs traces indélébiles sur la pierre éternelle.

Les responsables sur la sellette
Un des faits les plus marquants des dernières années a été la démolition du théâtre Inja, qui datait de 1886. Commanditée par les Ottomans à des architectes italiens, cette bâtisse de toute splendeur a vu défiler les vedettes du monde arabe et moyen-oriental, donnant aux Tripolitains le goût de l’art. Elle a été démolie par autorisation ministérielle le 11 décembre 2010, suite à la pression de son propriétaire, député de la ville. À son emplacement, un projet en cours d’étude à la Direction générale des antiquités (DGA) va engendrer un énorme bloc de style stalinien de dix étages, dont quatre en sous-sols. Le beau toit en ardoise rouge qui caractérisait le quartier ottoman et patrimonial de la ville a été tout simplement supprimé.
Si le projet se réalisait en l’état, le Tall – ce quartier tout à la fois ottoman et au style architectural produit sous le mandat français – perdrait son cachet patrimonial. Ce projet nécessite l’augmentation du COS du quartier Tall. S’il est accordé, cela signifie que toutes les bâtisses avoisinantes seraient autorisées à monter en étages. Le toit en ardoise rouge caractéristique serait alors supprimé et des étages en béton armé nuiraient aux beaux immeubles ottomans richement décorés, comme ce qui s’est produit dans l’école Sultaniah que pleurent tous les jours les Tripolitains. Dans un projet d’extension, on a laissé les façades sur lesquelles on a construit un immeuble de bureau de sept étages en béton armé. Le résultat est hideux.
La question qu’on se pose, c’est pourquoi s’acharne-t-on à démolir les bâtiments anciens alors que la ville regorge d’immeubles récents, insignifiants, voire laids ?
Ce qui est d’autant plus inquiétant, c’est que depuis peu, un marché très virulent de l’art se propage dans la ville. Les exemples se multiplient de monuments, stèles, portes, fontaines, fenêtres, contours de portes en pierre sculptée, décorations et autres ornements qui sont démontés des palais récemment vendus à des investisseurs peu scrupuleux et insensibles à la valeur de ces vestiges. Je cite l’exemple du palais Chahine, joyau architectural et patrimonial. Il a été désossé et vendu en pièces détachées dans d’autres villes libanaises. L’autre exemple pour lequel l’Association pour la sauvegarde du patrimoine de Tripoli s’est mobilisée depuis deux mois est celui de l’illustre palais Ajam. Nous avons alerté la Direction générale des antiquités et avons déposé un dossier et une plainte auprès du ministre de la Culture, Gaby Layoun, en main propre. Nous avons aussi, en coopération avec le conseiller municipal chargé du patrimoine, Khaled Tadmoury – qui a signifié aux nouveaux propriétaires l’interdiction de toucher à l’immeuble et à ses contenances –, alerté le maire de Tripoli, Nader Ghazal, et l’avons sommé de faire intervenir la gendarmerie de Tall et celle de la municipalité. Il a fallu enfin faire intervenir les Forces de sécurité intérieure pour que la gendarmerie de Tall intervienne physiquement. Malgré cela, nous n’avons pas encore obtenu de réponse définitive et la garantie que ces vestiges seraient préservés par un quelconque organisme. Nous avons enfin obtenu une promesse du ministère de la Culture portant sur la constitution d’un comité de préservation du patrimoine, en collaboration avec la DGA et la municipalité de Tripoli, qui se chargerait de refaire le registre des bâtiments patrimoniaux de la ville afin d’interdire leur vente, leur démolition et le pillage.
Les exemples sont trop nombreux pour les citer dans un article. La liste est très longue et les détails trop surprenants, la vieille ville de Tripoli est entièrement menacée de disparaître, le patrimoine s’envole, mais les députés, les ministres et les responsables de la ville ne s’en inquiètent pas ; et les Tripolitains ne paraissent pas réagir.

Joumana CHAHAL TADMOURY
Présidente de l’Association pour la sauvegarde du patrimoine de Tripoli

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/770360/Le_patrimoine_architectural__de_Tripoli_s%27en_va_a_vau-l%27eau....html

July 5, 2012

L'orient le jour - L’Association du développement de Tripoli réclame un timbre au nom de Ghassan Tuéni, July 5 2012


L’Association du développement de Tripoli et de Mina a tenu une réunion sous la présidence de M. Robert Habib et a publié à l’issue de la séance un communiqué dans lequel elle demande au gouvernement d’imprimer un timbre au nom de feu Ghassan Tuéni pour services rendus à la patrie.
Dans son communiqué, l’association met l’accent sur le rôle de premier plan joué par Ghassan Tuéni dans le domaine du journalisme, soulignant notamment à cet égard que le grand disparu était considéré comme « le doyen de la presse arabe ». Le communiqué relève en outre que « Ghassan Tuéni était le messager du Liban auprès des instances internationales, de même qu’il était l’un des piliers essentiels de la pensée démocratique » dans le pays.
Et l’association d’ajouter en conclusion : « La plume du Nahar ne saurait être brisée avec la présence de la petite-fille de Ghassan Tuéni, Nayla Tuéni, à la tête de cette prestigieuse entreprise de presse. »

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/766918/L%27Association_du_developpement_de_Tripoli_reclame_un_timbre_au_nom_de_Ghassan_Tueni.html

June 29, 2012

L'orient le jour - Devant le ministère de la Culture, des citoyens crient leur rage après « le massacre des cales phéniciennes », June 29 2012


Les constructeurs de Venus Towers se seraient fondés « illégalement » 
sur la décision, contestée, du ministre de la Culture Gaby Layoun, pour procéder à la destruction, à coups de pelleteuse, de fouilles portuaires à Mina el-Hosn.
Rage et amertume sont visibles sur les faces des quelque quarante défenseurs du patrimoine, venus dénoncer, même si la perte est irréversible, « le massacre », mardi, à coups de pelleteuse, des cales à bateaux phéniciennes de Mina el-Hosn, par les promoteurs du complexe Venus Tours. 
Regroupés à midi devant le siège du ministère de la Culture à Verdun, les manifestants ont protesté contre « le vandalisme orchestré » par l’actuel ministre Gaby Layoun. Le 26 juin, ce dernier avait en effet officialisé ce que la société civile craignait depuis plusieurs mois déjà : il a émis la décision écrite de déclasser la parcelle 1 398 (Mina el-Hosn) du patrimoine historique à protéger, alléguant que « le site en question ne recèle aucune trace d’infrastructure portuaire phénicienne, ni même romaine », contrairement à la conviction de ses prédécesseurs, les anciens ministres Salim Wardy, Tarek Mitri et Tammam Salam. C’est sur cette décision que les promoteurs de Venus Tours se seraient basés pour entamer la destruction du site découvert sur leur terrain, comme le révèle Raja Noujaim, militant indépendant pour la protection du patrimoine. Or « tout acte fondé sur cette décision est illégal, puisque celle-ci n’a pas encore été publiée au Journal officiel. De plus, le délai de deux mois, à l’issue duquel elle entre en vigueur, est loin de s’être écoulé », dénonce-t-il.
 

Voies judiciaires
C’est pourtant sur la décision du ministre Layoun que se base la société Venus Towers dans ses motifs de défense devant les autorités judiciaires, auxquelles a eu recours mardi l’Association pour la protection du patrimoine libanais (APPL). D’abord, le juge des référés de Beyrouth, Nadim Zouein, alerté par des militants de la destruction du site, a ordonné mercredi l’arrêt total des travaux de construction des Venus Towers sur la parcelle, sanctionnant les constructeurs d’une amende de 100 millions de livres libanaises. Mais la procédure ne s’arrête pas là : les militants ont recouru en parallèle à la juge des référés de Beyrouth (il y en a trois au total) Zalfa el-Hassan, afin d’obtenir l’interdiction à toute personne d’accéder à la parcelle 1 398. Cette demande a été approuvée par la juge, qui a interdit cet accès pendant une semaine et décidé de la nomination de trois experts pour examiner ce qui a été détruit. Une autre voie de recours envisagée : le Conseil d’État, afin de dénoncer l’illégalité, non seulement de l’acte de destruction, mais de la décision du ministre Layoun en question.
 

Insulte aux citoyens
Les défenseurs du patrimoine accusent en effet le ministre Layoun d’être de connivence avec la société Venus Towers, depuis qu’il a décidé de nommer, en mars, un comité d’archéologues, dans le dessein de réfuter les constats du comité désigné par son prédécesseur, le ministre Salim Wardy, défendant l’existence de cales phéniciennes, qui n’auraient d’équivalent, selon ces experts locaux et internationaux, que trois autres dans le monde, notamment en Grèce et à Chypre. Indépendamment de la teneur des deux rapports, dont les détails techniques ont déjà été exposés dans nos pages (voir L’Orient-Le Jour des 24 et 28 mars 2012), la destruction d’un site, dont la préservation avait mobilisé la société civile et des spécialistes d’archéologie maritime, est en soi une insulte au peuple. « Notre identité nationale a été volée et meurtrie ! ! » scandent les manifestants.
 

Un passé dilapidé
L’anéantissement du port phénicien aura traumatisé les plus fervents militants, comme la présidente de l’APPL Pascale Ingea, qui avait organisé, tout juste trois jours avant la destruction des cales, un sit-in devant la parcelle des Venus Towers. « Alors que nous appelions à la sauvegarde de notre héritage, de ce qui nous appartient, de ce qui compose notre identité, nous avons reçu, trois jours plus tard, la belle réponse du ministre Layoun. Merci ! » a-t-elle déclaré. Sa pâle figure et sa voix étouffée par la perte d’un bien inestimable qu’elle s’était acharnée à sauver reflètent le traumatisme semblable à celui d’une personne qu’on ampute. Il ne s’agit pas là d’un portrait qui se veut dramatique. C’est l’état d’esprit réel que ressentent les individus sensibles à l’esthétique de la pierre, à la valeur des traces que lègue comme un cri de survie le passé. C’est le cas de Chrystelle et de Farid, deux jeunes étudiants de l’ALBA, qui estiment « honteux de détruire notre histoire » et s’indignent du silence des jeunes dans cette affaire ; ou encore de Waël Amhaz et de Jad Abdallah, deux jeunes consultants financiers, passionnés d’histoire et d’archéologie, ayant inscrit sur un carton : « Le phénix renaîtra de ses cendres et vous maudira. »

 
« Bientôt, des bulldozers détruiront Baalbeck »
Plus loin, une experte d’archéologie maritime et chercheuse à l’Institut français pour le Proche-Orient, Justine Gaborit, s’étonne de la destruction des cales « dans un pays qui revendique son passé phénicien. On aurait dû en préserver la trace, tant qu’on a eu la chance de la découvrir ». Priée d’établir une comparaison au niveau de la préservation des sites avec la France, elle reconnaît que « partout l’archéologie est perçue comme entrave à l’expansion économique, sauf qu’on oublie qu’elle est également associée au tourisme ». « En tout cas, même si en France des sites sont détruits, c’est toujours une solution intermédiaire qui est trouvée lorsque la société civile se mobilise pour leur préservation », ajoute-t-elle.
Ce qui accroît l’impact de la perte des cales phéniciennes, c’est que leur préservation n’aurait aucunement empêché l’édification du complexe : il n’aurait fallu que désaxer l’une des trois tours, comme le fait remarquer Pascale Ingea. Quoi qu’il en soit, « que le site soit ou pas un site de cales, ou qu’il soit une simple carrière, comme d’aucuns le prétendent, rien ne justifie la destruction de vestiges historiques ! » conclut-elle. Plus loin, Lynna lance un trait d’esprit, teinté d’une profonde mélancolie : « Bientôt, ils enverront des bulldozers détruire Baalbeck »... sauf si l’affaire des cales phéniciennes constitue un précédent en termes de sanction qui remettrait en question l’impunité sur laquelle s’édifient les constructions modernes, en bénéficiant de la couverture d’institutions officielles.
 
Au sein du ministère de la Culture, déjà, la polémique bat son plein. Hier, un archéologue contractuel, Hisham Sayegh, a présenté sa lettre de démission au ministre Layoun, l’accusant de « détruire, comme aucun ministre avant lui, les trésors du Liban »

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/766049/Devant_le_ministere_de_la_Culture,__des_citoyens_crient_leur_rage_apres__%3C%3C+le_massacre_des_cales_pheniciennes+%3E%3E.html

June 27, 2012

L'orient le jour - Le « port phénicien de Beyrouth » détruit à coups de pelleteuse ; un « crime », selon Wardy, June 27 2012


Le site du « port phénicien de Beyrouth » a été détruit hier matin à coups de pelleteuse, avant que des activistes de la société civile n’alertent le juge des référés qui a ordonné l’arrêt total des travaux.
Le port phénicien de Beyrouth a été complètement détruit hier matin à coups de pelleteuse, ont rapporté plusieurs activistes de la société civile. « Nous sommes sous le choc, ils ont tout détruit, sans permis ni autorisation », dénonce Raja Noujaim, un militant engagé pour la protection du patrimoine libanais.

La destruction du site a été confirmée par Pascale Ingea, présidente de l’Association pour la protection du patrimoine libanais (APPL). « Il ne reste plus rien. On est scandalisé par ceux qui brûlent des pneus. Mais les vrais vandales portent des cravates, accuse la jeune femme qui, la première, est arrivée sur les lieux aujourd’hui. Si on l’avait su plus tôt, on aurait pu stopper ce massacre. »

Les vestiges du « port phénicien », découverts sur le site de construction de trois tours (les Venus Tours) à Mina el-Hosn, dans le centre-ville de Beyrouth, étaient menacés de destruction depuis plusieurs mois déjà. Les militants de la société civile avaient fait de ce dossier un engagement prioritaire. Vendredi dernier, l’APPL avait organisé un sit-in à Beyrouth afin de mettre en garde contre la moindre atteinte au site antique.

« C’est un crime, un vrai sabotage, et nous n’allons pas rester les bras croisés », assure M. Noujaim dans un entretien à lorientlejour.com. « Nous avons déjà mis en place une équipe d’avocats qui vont porter plainte contre les responsables de ce crime, qu’ils soient directement impliqués (comme les constructeurs de Venus Tours) ou indirectement (comme le ministre libanais de la Culture Gaby Layoun) », ajoute le militant. « Notre ministre actuel agit comme un ministre du béton, et non pas de la Culture, critique M. Noujaim. Lui, qui a une responsabilité morale et éthique pour la protection de notre patrimoine culturel, donne son feu vert pour la destruction illégale de ces vestiges vieux de plus de 2 500 ans, et ce en plein jour de surcroît. »

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La pelleteuse en action...

Les militants reprochent notamment au ministre Layoun d’avoir refusé de publier dans le Journal officiel la décision de son prédécesseur, le ministre Salim Wardy, qui classait le port « patrimoine culturel ».
Mais depuis, deux commissions d’archéologues se sont affrontées autour des découvertes mises au jour sur le site. La première, nommée par l’ancien ministre de la Culture Salim Wardy, atteste l’existence des vestiges de cales de bateaux datant de l’époque phénicienne alors que la deuxième, chargée par l’actuel ministre Gaby Layoun de procéder à une nouvelle étude, rejette catégoriquement ce rapport, soulevant ainsi une polémique sans précédent.

Sur les réseaux sociaux, l’annonce de la destruction du port phénicien a suscité l’indignation de nombreux internautes. Sur les groupes Facebook « 
Stop destroying your heritage » et « Save Beirut Heritage », où des photos du site détruit ont été publiées, plusieurs activistes ont appelé à la mobilisation « immédiate » contre le ministre Layoun.

Sit-in demain
De son côté, Raja Noujaim affirme qu’un rassemblement sera organisé par l’APPL demain jeudi à partir de midi devant le ministère de la Culture, à Verdun, pour protester contre la démolition du port.
Les activistes peuvent déjà se réjouir d’un premier accomplissement réalisé tôt ce matin : le juge des référés à Beyrouth, Nadim Zouein, a ordonné l’arrêt total des travaux sur le site de construction de Venus Tours, sanctionnant les constructeurs d’une amende de 100 millions de livres libanaises.
En soirée, l’ancien ministre de la Culture Salim Wardé a qualifié l’initiative de « crime » contre le Liban et son histoire, « surtout, a-t-il dit, si cette destruction a reçu l’aval du ministre actuel de la Culture », le aouniste Gaby Layoun.
Affaire à suivre...

May 24, 2012

L'orient le jour - Après censure, « Tannoura Maxi » devrait revenir en salle aujourd’hui, May 24 2012


Une scène a été coupée et l'autre altérée, conformément aux exigences du Centre catholique d'information.
Le film Tannoura Maxi du réalisateur libanais Joe Bou Eid devrait être de retour dans les salles de cinéma aujourd’hui après modifications de deux scènes « controversées ».

Sorti début mai, Tannoura Maxi avait été retiré des salles lundi, suite au refus des producteurs de couper deux scènes du film « portant atteinte à des lieux saints chrétiens », selon le père Abdo Abou Kasm, directeur du Centre catholique d’information (CCI). Tannoura Maxi raconte l’histoire d’amour née durant l’été 1982 entre une jeune fille arrogante et un prêtre sur le point d’être ordonné et donc soumis à la tentation. « Quand le film nous a été présenté en juillet dernier, nous avons émis quelques remarques concernant une scène de tentation dans une église ou encore une scène à connotation sexuelle qui se déroule à l’intérieur d’un couvent », avait expliqué le père Abou Kasm à lorientlejour.com le 14 mai.

Une source bien informée a affirmé hier à lorientlejour.com qu’à l’issue d’une réunion tenue cet après-midi entre la Sûreté générale, le Centre catholique d’information (CCI) et les producteurs du film, il a été décidé que les deux scènes controversées seraient modifiées. « La scène représentant un calice au moment de la tentation a été complètement supprimée », indique cette source. La deuxième, « à connotation sexuelle », a été modifiée « de façon à ce qu’elle apparaisse clairement aux spectateurs comme une situation fictive », précise la source.

Une information confirmée par le père Abou Kasm qui a affirmé que les producteurs de Tannoura Maxi ont pris en considération les remarques émises par le CCI. « Nous n’avons, dès lors, aucun problème à ce que le film soit de nouveau diffusé dans les salles », a assuré le père Abou Kasm à lorientlejour.com hier en soirée.

« Nous avons dit aux responsables du film que ces scènes pouvaient être mal comprises. Nous avons donc demandé aux responsables du film et la Sûreté générale qu’elles soient coupées », avait déclaré le directeur de CCI le 14 mai dernier. Il avait précisé avoir envoyé des remarques écrites le 26 juin 2011 et le 8 août 2011 au réalisateur et à la Sûreté générale.

Expliquant avoir demandé l'interdiction du film pour que les remarques du CCI finissent par être prises en compte, le père Abou Kasm affirme que l'intention du CCI n’est pas « d’interdire les libertés ».

« Comme toutes les autres confessions du pays, nous n’acceptons pas que quelqu’un porte atteinte à nos lieux saints », indique le prêtre.

Le dernier film en date à avoir été censuré est Beirut Hotel, le 3e long métrage de la réalisatrice franco-libanaise Danielle Arbid. Le film avait été interdit de diffusion en salles en janvier 2012 par le bureau de censure de la Sûreté générale en raison des références à l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, en 2005, faites dans le film.

En avril dernier, Sabine Sidawi, responsable d’Orjouan Productions, et Danielle Arbid ont intenté un procès contre l’État libanais. Une « première » en soi pour toutes les affaires classées de la censure.

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/760410/Apres_censure%2C_%3C%3C+Tannoura_Maxi+%3E%3E_devrait_revenir_en_salle_aujourd%27hui.html

May 15, 2012

L'orient le jour - « Tannoura Maxi », un nouveau film libanais menacé par la censure, May 15 2012


Affirmant avoir reçu de nombreuses plaintes ces derniers jours, le Centre catholique d’information (CCI) a déposé auprès de la Sûreté générale une demande visant à censurer certaines scènes de Tannoura Maxi, le film du réalisateur libanais Joe Bou Eid, actuellement en salles au Liban.

Tannoura Maxi raconte l’histoire d’amour née durant l’été 1982 entre une jeune fille arrogante et un prêtre sur le point d’être ordonné et donc soumis à la tentation. « Quand le film nous a été présenté en juillet dernier, nous avons émis quelques remarques concernant une scène de tentation dans une église ou encore une scène à connotation sexuelle qui se déroule à l’intérieur d’un couvent », explique le père Abdo Abou Kasm, directeur du Centre catholique d’information, à lorientlejour.com.

« Nous avons dit aux responsables du film que ces scènes pouvaient être mal comprises. Nous avons donc demandé aux responsables du film et la Sûreté générale qu’elles soient coupées », poursuit le directeur, qui précise avoir envoyé des remarques écrites le 26 juin 2011 et le 8 août 2011 au réalisateur et à la Sûreté générale.
Selon le père Abdo Abou Kasm, les responsables de la censure à la Sûreté générale lui ont assuré que le réalisateur du film allait couper les scènes incriminées. Or elles ne l’auraient pas été.
« Le public est outré, nous avons reçu beaucoup de plaintes », assure le père Abdo Abou Kasm qui ajoute que « beaucoup de personnes demandent que le film soit retiré des salles ».

Les commentaires « outrés » sont également nombreux sur la page Facebook du réalisateur, Joe Bou Eid. « Ton film est un flop... sans compter l’extrême humiliation que tu as infligée aux chrétiens du Liban ! ! ! », écrit une femme. « Tu crois que tu es libre de vomir tes fantasmes de façon explicite... Dans ce film, tu as humilié chaque chrétien et chaque église », renchérit un autre internaute.

« Le scénario du film ne contient pas de propos qui mettent à mal la foi chrétienne, mais certaines scènes portent atteinte à la sacralité de l’église, explique le directeur du CCI. Je pense que ce film est très surréaliste et suggestif, mais peu de personnes, hormis celles ayant une grande culture cinématographique, peuvent le comprendre. Tout le monde ne possède pas la même culture cinématographique », indique-t-il.

L’Église ne souhaite pas porter plainte, mais elle « pourrait être amenée à demander le retrait du film des salles si les scènes ne sont pas coupées », affirme le père Abdo Abou Kasm, qui assure n’avoir été contacté par aucune partie politique dans cette affaire.

« Je n’aime pas faire de la répression, mais je ne peux pas m’opposer aux croyants. Nous choisissons de préserver la dignité de l’Église et des croyants, et de ne pas mettre leurs croyances en doute. Nous sommes conscients du fait que beaucoup vont nous critiquer, mais ils ne devraient pas le faire parce que nous avons mis en garde contre les problèmes que ces scènes pourraient créer », se justifie encore le père Abou Kasm.

Face à ces menaces, le groupe Facebook « Stop Cultural Terrorism in Lebanon » est monté au créneau. « Encore et toujours », se lamente le groupe, qui dénonce la censure répétée des œuvres cinématographiques au Liban.
« Si certains trouvent le film offensant, ils ne sont pas obligés de le regarder. Ils peuvent le critiquer et même demander au public de ne pas le voir, mais ils n’ont pas le droit de l’interdire et d’imposer leur avis aux autres », estime Léa Baroudi de « Stop Cultural Terrorism in Lebanon », interrogée par lorientlejour.com.
« Qui peut décider de ce qui est offensant ou ne l’est pas ? » poursuit-elle, faisant référence aux multiples cas de censure cinématographique survenus ces derniers temps au Liban et rappelant qu’il « n’y a pas de critères précis pour censurer ».

Le dernier film en date à avoir été censuré est Beirut Hotel, le 3e long métrage de la réalisatrice franco-libanaise Danielle Arbid. Le film avait été interdit de diffusion en salles en janvier 2012 par le bureau de censure de la Sûreté générale en raison des références à l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, en 2005, faites dans le film.

En avril dernier, Sabine Sidawi, responsable d’Orjouan Productions, et Danielle Arbid ont intenté un procès contre l’État libanais. Une "première" en soi pour toutes les affaires classées de la censure.


December 21, 2011

The Daily Star - Learning to love reading, but not to read, in Burj al-Barajneh, December 21st 2011


By Annie Slemrod
BURJ AL-BARAJNEH, Lebanon: Ten mothers are gathered around a table, following and sometimes speaking along with a woman at the head of the table who is reading aloud from a children’s book. Several laps are filled with toddlers, who, in the midst of the lively atmosphere, are calm. Some of the children even seem to be ignoring the animated tale.
Instead, although too young to read themselves, they are quietly inspecting the pages of pint-size books.This get-together inside Burj al-Barajneh, Beirut’s most populous Palestinian refugee camp, is part of a literacy program called “Mamaa Tiqraa” (Mother Reading). With adult illiteracy rates higher in Lebanon’s camps than in the rest of the country, this is hardly the only literacy campaign around. But Mamaa Tiqraa is different: It’s a literacy program that doesn’t teach anyone how to read.
Wafa Khalil, one of Mamaa Tiqraa’s two literacy trainers, describes it in simple terms. “It’s about how to sit with our children. How to come together and read, and not just about how to read alone.”
It’s all about the concept of “family literacy,” which aims to help kids enjoy reading with their parents, to foster conversation between generations, to jump-start imaginations, and to familiarize kids with the idea that letters correspond with sounds.
The 10 participating moms, make that 12 – the two literacy trainers are moms, too – gathered over the weekend to evaluate their progress. This is the program’s sixth week, and was meant to be its last, but due to popular demand four more meetings have been added.
Raghida, who prefers that her last name not be published, has been reading with her 3-year-old son Mohammad. “My son loves the [program’s] books,” she says, “because they use pictures and he can begin to identify them. He’s young, so I read to him.” An avid reader herself, Raghida adds that now “my son loves books like me. He often comes to me with his books, asking me to read stories to him.”
Khalil says the results have spilled over into her own family. She has three children, and she’s been testing the family literacy approach on her youngest, age 7.
“We are closer now,” she says. “He is thinking aloud, telling me everything he feels and sees. I even think he loves me more,” she speculates. “I feel it.”
Mamaa Tiqraa is the brainchild of Nick Boke, an English teacher at the American Community School in Beirut. Having been involved in pioneering family literacy programs in the 1980s U.S., he long wanted to do the same here but was faced with a bit of an obstacle – he couldn’t find the right books.
“I went around looking for books,” he says. “I went to bookstores, I went to publishers, I went to Arabic teachers ... but the books were all in fusha [classical Arabic] and they were much too complicated.”
Then he met Hanadi Dayyeh, this weekend’s reader, also an Arabic teacher, coordinator of the Arabic program at ACS, and a writer. Seeing a gap in the market for step-by-step Arabic language learning books, she had written the “Silsalaat Iqra Balarabiya” (Arabic Reading Series), which was published around a year ago.
The little books are small enough for a child to handle, and brightly illustrated. They aren’t quite written in colloquial Arabic, but she says that “if you look at a continuum between amiya [colloquial] and classical Arabic, we would be on the next step after amiya.” The books “use simple sentences so if a child is reading, he would think somebody is speaking to him.”
The books jived with Boke’s idea, and Mamaa Tiqraa’s relatively small budget of $1,000 was funded by Lebanon’s Welfare Organization. At this weekend’s stock-taking session, Dayyeh was on hand to read from one of her more complex books, accompanied by one of her daughters – upping the mother quotient to 13.
After Dayyeh’s story and a bit of discussion, Noura, who is working with her 3-year-old daughter Rawan, discussed some unexpected benefits the program has brought to her family. She loves telling stories, she says, but “I don’t know how to read or write well. This is unbelievably good for me. I used to read to my daughter, but now she reads stories to me.” With only a few hours of electricity a day in Burj al-Barajneh, Nour says that now, as soon as the lights go off, the flashlights and candles come out and her daughter wants to read together.
Mamaa Tiqraa is a pilot, but Boke says if the funding can be found he’s game to expand it to Lebanon’s other camps. And the current group is already gearing up for a second session, which he says will include bookmaking – handmade books will make a modest addition to the libraries of the children.
One more thing the program has fostered is an increased demand for books. The moms have been meeting at Burj al-Barajneh’s Women’s Program Association, and Mariam al-Shaar, the association’s director, says there is only one library in the camp and it is run by a popular committee, making it effectively inaccessible to many residents.
Before the program, says trainer Khalil, many of the women “did not have books in their houses. But now they are looking for them everywhere.”


http://www.dailystar.com.lb/News/Local-News/2011/Dec-21/157491-learning-to-love-reading-but-not-to-read-in-burj-al-barajneh.ashx#axzz1k6wYgero

December 16, 2011

L'orient le jour - Accord entre l’AFD et le CDR pour un projet sur le patrimoine culturel, December 16th 2011


L’ambassadeur de France Denis Pietton et le président du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) Nabil Jisr ont signé hier un accord sur un prêt accordé par l’Agence française de développement (AFD) pour un projet concernant le patrimoine culturel. Le prêt est de 20 millions d’euros et servira à compléter le financement de projets prévus dans le cadre d’un projet plus vaste sur l’héritage culturel et le développement urbain des villes.
Ce projet concerne cinq villes : Saïda, Baalbeck, Jbeil, Tripoli et Tyr. Il est financé par trois parties, la Banque mondiale, le gouvernement italien et l’AFD, sans compter le financement local.
La signature de l’accord s’est déroulée hier en présence du directeur de l’AFD à Beyrouth, Denis Cassat. M. Pietton a estimé qu’un tel projet « aidera à moderniser les endroits historiques et culturels dont le Liban est riche ».
Quant à M. Jisr, il a rendu hommage à la relation historique qui unit le Liban à la France.

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/736445/Accord_entre_l%27AFD_et_le_CDR_pour__un_projet_sur_le_patrimoine_culturel.html

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