Un diplomate occidental accrédité à Beyrouth reconnaît
que les pays occidentaux, notamment ceux de l’Union européenne, accordent au
gouvernement Mikati un délai allant jusqu’au début 2012 pour s’acquitter de son
dû dans le financement du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), sachant que le
délai fixé par la direction du TSL se termine fin novembre. Sauf que de grandes
capitales ont repoussé cette date jusqu’au début de l’an prochain et là, en cas
de non-respect par Beyrouth de ses engagements, des sanctions seront prises
contre lui.
Contrairement aux personnalités influentes du monde de l’économie et des finances, les milieux du 8 Mars écartent pourtant cette hypothèse et ne pensent pas que l’UE irait jusque-là, assurant que les grandes puissances savent pertinemment quel impact négatif d’éventuelles sanctions auront sur le Liban. La majorité au pouvoir évoque des « informations » qu’elle aurait recueillies auprès de « parties européennes » qui affirment que « rien n’est sûr » à ce niveau, que c’est juste un bâton que les grandes puissances brandissent pour pousser le Liban à payer sa part et qu’il y a mille et une façons d’assurer le financement du TSL si le Liban fait défaut. Dans tous les cas, toujours selon les mêmes milieux diplomatiques, la nature de ces sanctions n’a pas encore été définie et tout reste matière à débat en fonction de la position du gouvernement libanais. Le dossier est entre les mains de la France et c’est à elle d’appeler à une réunion où les décisions européennes seraient prises. On dit et on répète que Paris tend à imposer des sanctions contre Beyrouth en cas de non-paiement ; une tendance communiquée au Premier ministre Nagib Mikati au cours d’une récente réunion avec les ambassadeurs européens.
Un diplomate européen parle des dessous de la dernière visite du PM à Londres. D’abord privée (il devait passer les fêtes
d’al-Adha en famille dans la capitale britannique), cette visite est devenue officielle lorsque David Cameron a décidé, après discussions et autres contacts, de recevoir son homologue libanais au 10 Downing Street pour l’encourager à définitivement aller dans le sens de la contribution financière du Liban. Hasard ou coïncidence : la chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, était au même moment à Londres et elle s’est entretenue dans le même sens avec Nagib Mikati.
Les milieux diplomatiques assurent que le PM a officiellement promis à David Cameron et Catherine Ashton que Beyrouth allait respecter ses engagements, parce qu’il tient à sa crédibilité et à garder la confiance placée en lui. Il a également promis que Beyrouth allait rester neutre dans le dossier syrien pour éviter toute répercussion négative de la situation en Syrie sur le Liban. Sauf que les propos de l’ambassadeur britannique Tom Fletcher à l’issue de son entretien avec Nagib Mikati (au lendemain du double refus libano-yéménite au Caire de sanctionner la Syrie) étaient clairs dans les critiques adressées au PM, accusé de ne pas avoir tenu les promesses faites à Londres. Un discrédit qui a fortement fâché l’UE et les grandes capitales.
Quoi qu’il en soit, le locataire du Sérail a tout récemment indiqué à l’un des diplomates européens reçus au Sérail qu’il démissionnerait s’il ne parvenait pas à assurer la quote-part du Liban dans le financement du TSL. Mais son entourage a vite précisé que cette démission n’était pas nécessairement chose acquise. Quant au 8 Mars, il ne prend pas cette menace au sérieux, jugeant que c’est une façon pour Nagib Mikati de faire pression sur Damas et le Hezbollah afin qu’ils l’aident à assurer le financement du TSL.
En attendant, et surtout que le PM bénéficie dans ce dossier en particulier du soutien de Michel Sleiman, plusieurs scenarii sont à l’étude, à commencer par un financement qui se ferait hors des murs constitutionnels, c’est-à-dire pas par le biais du gouvernement.
Contrairement aux personnalités influentes du monde de l’économie et des finances, les milieux du 8 Mars écartent pourtant cette hypothèse et ne pensent pas que l’UE irait jusque-là, assurant que les grandes puissances savent pertinemment quel impact négatif d’éventuelles sanctions auront sur le Liban. La majorité au pouvoir évoque des « informations » qu’elle aurait recueillies auprès de « parties européennes » qui affirment que « rien n’est sûr » à ce niveau, que c’est juste un bâton que les grandes puissances brandissent pour pousser le Liban à payer sa part et qu’il y a mille et une façons d’assurer le financement du TSL si le Liban fait défaut. Dans tous les cas, toujours selon les mêmes milieux diplomatiques, la nature de ces sanctions n’a pas encore été définie et tout reste matière à débat en fonction de la position du gouvernement libanais. Le dossier est entre les mains de la France et c’est à elle d’appeler à une réunion où les décisions européennes seraient prises. On dit et on répète que Paris tend à imposer des sanctions contre Beyrouth en cas de non-paiement ; une tendance communiquée au Premier ministre Nagib Mikati au cours d’une récente réunion avec les ambassadeurs européens.
Un diplomate européen parle des dessous de la dernière visite du PM à Londres. D’abord privée (il devait passer les fêtes
d’al-Adha en famille dans la capitale britannique), cette visite est devenue officielle lorsque David Cameron a décidé, après discussions et autres contacts, de recevoir son homologue libanais au 10 Downing Street pour l’encourager à définitivement aller dans le sens de la contribution financière du Liban. Hasard ou coïncidence : la chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, était au même moment à Londres et elle s’est entretenue dans le même sens avec Nagib Mikati.
Les milieux diplomatiques assurent que le PM a officiellement promis à David Cameron et Catherine Ashton que Beyrouth allait respecter ses engagements, parce qu’il tient à sa crédibilité et à garder la confiance placée en lui. Il a également promis que Beyrouth allait rester neutre dans le dossier syrien pour éviter toute répercussion négative de la situation en Syrie sur le Liban. Sauf que les propos de l’ambassadeur britannique Tom Fletcher à l’issue de son entretien avec Nagib Mikati (au lendemain du double refus libano-yéménite au Caire de sanctionner la Syrie) étaient clairs dans les critiques adressées au PM, accusé de ne pas avoir tenu les promesses faites à Londres. Un discrédit qui a fortement fâché l’UE et les grandes capitales.
Quoi qu’il en soit, le locataire du Sérail a tout récemment indiqué à l’un des diplomates européens reçus au Sérail qu’il démissionnerait s’il ne parvenait pas à assurer la quote-part du Liban dans le financement du TSL. Mais son entourage a vite précisé que cette démission n’était pas nécessairement chose acquise. Quant au 8 Mars, il ne prend pas cette menace au sérieux, jugeant que c’est une façon pour Nagib Mikati de faire pression sur Damas et le Hezbollah afin qu’ils l’aident à assurer le financement du TSL.
En attendant, et surtout que le PM bénéficie dans ce dossier en particulier du soutien de Michel Sleiman, plusieurs scenarii sont à l’étude, à commencer par un financement qui se ferait hors des murs constitutionnels, c’est-à-dire pas par le biais du gouvernement.
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/732162/Le_troc+%3A_Beyrouth_defend_Damas__au_sein_de_la_Ligue_en_contrepartie_du_financement_du_TSL.html
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