The Lebanese Center for Human Rights (CLDH) is a local non-profit, non-partisan Lebanese human rights organization in Beirut that was established by the Franco-Lebanese Movement SOLIDA (Support for Lebanese Detained Arbitrarily) in 2006. SOLIDA has been active since 1996 in the struggle against arbitrary detention, enforced disappearance and the impunity of those perpetrating gross human violations.

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July 29, 2010

July 29, 2010 - L'Orient le jour - Raidissement dans les deux camps sur la crédibilité du tribunal

Les réactions aux rumeurs concernant la parution d'un acte d'accusation incriminant le Hezbollah se sont poursuivies hier, accompagnées de mises en garde contre les risques de zizanies et de divisions politiques.


« Il ne fait aucun doute que le tribunal spécial pour le Liban doit poursuivre sa mission dans le cadre de la justice internationale », a déclaré le ministre d'État, Adnane Sayyed Hussein, proche du chef de l'État. « Certes, a-t-il dit, c'est le Conseil de sécurité qui est à l'origine de la création de ce tribunal et qui en a défini les règles, mais il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'un Tribunal spécial pour le Liban qui est concerné par un dossier vital consistant à faire la lumière sur les assassins de Rafic Hariri, ce qui suppose la nécessité de faciliter le travail de cette instance. » Le ministre, qui a rappelé la teneur de la déclaration ministérielle prévoyant une étroite collaboration et une complémentarité stratégique entre la résistance, l'armée et le peuple libanais, a insisté sur l'importance de ne pas « sacrifier la résistance au nom de la justice, ni la justice aux dépens de la résistance ».
M. Sayyed Hussein a par ailleurs mis en garde contre toute tentative de semer la discorde, quel qu'en soit l'auteur, rappelant que le code pénal libanais sanctionne tout appel à la discorde.
De son côté, le député du Courant du futur, Khodr Habib, a déclaré que la question du tribunal concerne l'ensemble des Libanais, et « n'est pas l'exclusivité d'un courant ou d'un parti donné ». Par conséquent, a-t-il ajouté, « il ne saurait y avoir aucun compromis autour de cette instance ». Le député s'est en outre demandé si le Hezbollah aspirait à imposer sa position politique à l'ensemble des parties en présence, en les empêchant de traiter avec le TSL. Et d'affirmer par ailleurs que le parti chiite « n'est nullement gêné par le fait que le Liban pourrait être mis au ban de la légalité internationale ». Évoquant les prochaines visites de leaders arabes au Liban, notammant Abdallah d'Arabie, Assad de Syrie ainsi que l'émir du Qatar, il a estimé qu'« il s'agit d'un message clair signifiant que la stabilité et la paix civile au Liban représentent une ligne rouge ».
« Le tribunal ne vise pas à faire pression sur l'Iran, mais sur les assassins de Rafic Hariri », a enchaîné le député du bloc Liban d'abord, Jammal Jarrah. Ce dernier, qui a affirmé refuser toute position prise avant la publication de l'acte d'accusation, a relevé que si le TSL « était véritablement israélien, il n'aurait pas remis en liberté les quatre officiers ».
Le membre du Bloc de la libération et du développement, Ayoub Hmayyed, a appelé à l'unification des rangs afin de faire échec aux tentatives israéliennes d'infiltrer la scène libanaise. « Nous sommes actuellement confrontés à un grand défi représenté par les velléités de l'ennemi visant à déstabiliser la situation interne en nous promettant des guerres intestines, après avoir échoué dans le cadre de la confrontation militaire » avec la résistance, a-t-il indiqué, condamnant au passage « certaines voix de l'intérieur qui rejoignent les menaces de l'ennemi ».
Le membre du même bloc, Ali Khreiss, a insisté quant à lui sur la nécessité d'élever le discours politique pour l'adapter à la phase en cours qui, a-t-il dit, « est particulièrement délicate ».
Talal Arslane a exprimé de son côté son « refus d'un acte d'accusation annoncé par le biais des Israéliens et leurs services d'information internationaux et arabes, dans la mesure où il n'est pas étayé par des données véridiques et solides, à la lumière notamment de l'occultation par le TSL de l'affaire des faux témoins ».
Le fils de l'ancien chef de l'État, Émile Émile Lahoud, a relevé que les développements que connaît actuellement le TSL « prouvent la justesse de la position exprimée par le président Émile Lahoud » relative à cette instance. « Après les accusations politiques et la campagne de dénigrement menée contre le président, sa famille et les quatre généraux (...) nous assistons actuellement à un second round d'accusations sans qu'il n'y ait eu auparavant une reddition de comptes sur le premier round, plus particulièrement en ce qui concerne les faux témoins », a-t-il dit. Et M. Lahoud de se dire étonné d'apprendre que le chef des FL, Samir Geagea, « ne soit pas au courant de l'existence de faux témoins, comme s'il n'avait pas suivi ce qui s'est passé au cours des années précédentes ». L'ancien député a par ailleurs assuré que « le pari sur un éventuel abandon du Hezbollah par la Syrie est inconcevable et voué à l'échec ».
Le secrétaire général du mouvement islamiste al-Tawhid, cheikh Bilal Chaabane, a dénoncé pour sa part ceux « qui cherchent à promouvoir une nouvelle agression israélienne contre le Liban, en estimant que l'acte d'accusation à venir sera lourd de conséquences et créera un véritable séisme politique ».
L'ancien ministre Farid Haykal el-Khazen a enfin insisté sur le fait que la résistance fait partie de l'entité nationale libanaise, affirmant que toute tentative visant à la marginaliser ou à l'accuser se répercutera inéluctablement sur l'entité libanaise dans son ensemble.

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