The Lebanese Center for Human Rights (CLDH) is a local non-profit, non-partisan Lebanese human rights organization in Beirut that was established by the Franco-Lebanese Movement SOLIDA (Support for Lebanese Detained Arbitrarily) in 2006. SOLIDA has been active since 1996 in the struggle against arbitrary detention, enforced disappearance and the impunity of those perpetrating gross human violations.

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March 4, 2011

L'orient Le Jour - Honein et Journalistes contre la violence dénoncent les poursuites de Sayyed contre le site FL - March 04, 2011

La décision de Jamil Sayyed d'engager des poursuites judiciaires contre le site électronique des Forces libanaises pour le contraindre à annuler tous les articles qui se rapportent à lui, sous peine de se voir imposer une amende de 100 000 dollars par jour de retard dans l'exécution de cette mesure, a suscité de vives critiques dans divers milieux politiques et de la société civile. L'ancien directeur de la Sûreté générale a présenté sa plainte contre le site FL devant le juge des référés à Beyrouth, Nadim Zouein.
Commentant la démarche de Sayyed, l'ancien député Salah Honein, interrogé à ce sujet par le site FL, a souligné que « rien dans la loi sur l'information n'interdit de nommer dans un média une personnalité politique, quelle qu'elle soit ». « Comment est-il concevable d'interdire à un média ou un moyen d'information de mentionner une personnalité déterminée ? » s'est interrogé M. Honein.
Soulignant que, par essence, l'information ne saurait être monochrome ou refléter un seul point de vue, M. Honein a rappelé que le Liban est « le pays de la liberté d'information, laquelle est garantie par la Constitution ». « Il n'est donc pas concevable de limiter cette liberté d'information », a souligné M. Honein, qui a ajouté que les médias ont le droit de critiquer une personnalité, quelle que soit cette personnalité.
L'association Journalistes contre la violence et l'importance des sites
Pour sa part, l'association Journalistes contre la violence (qui lutte contre toute violence, physique ou morale, visant les journalistes) a publié un communiqué soulignant que les poursuites judiciaires engagées par Jamil Sayyed contre le site électronique des FL constituent « un précédent dans l'histoire de la justice libanaise, d'autant que la justice ordinaire n'est pas compétente en la matière du fait que cette affaire relève du tribunal des imprimés ».
« Sur le plan du fond, souligne l'association Journalistes contre la violence, les poursuites engagées par Jamil Sayyed s'inscrivent totalement dans le cadre de ses atteintes répétées contre les libertés publiques. Il tente ainsi d'utiliser le parquet contre paravent afin de camoufler son attitude répressive dont il s'est rendu célèbre. L'association réitère son opposition à toute forme de censure imposée aux sites électroniques, non seulement parce qu'elle est attachée aux libertés, mais parce que ces sites ont imposé leur présence, ont montré leur importance et ont apporté la preuve de leur efficacité. Ils ont joué un rôle d'avant-garde au niveau des mouvements populaires de libération dans tout le monde arabe et islamique, et même jusqu'en Chine. »
Et l'association d'ajouter : « Le général Jamil Sayyed demeure attaché à ses méthodes répressives et à sa ligne de conduite à caractère sécuritaire. Il tente, à l'instar de Mouammar Kadhafi, de porter atteinte aux sites électroniques qui constituent une plate-forme de liberté d'expression et de changement. L'association, qui condamne la démarche de Sayyed, exhorte le juge des référés de rejeter la plainte de Sayyed car elle est contraire à la Constitution du fait qu'elle porte atteinte aux libertés publiques. » 


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