Après les affrontements (un message politique adressé au président palestinien Mahmoud Abbas avant sa venue au Liban, selon les observateurs) qui ont éclaté samedi entre le Fateh et le mouvement Jund el-Cham, faisant un mort et plusieurs blessés, des responsables du Fateh ont livré hier aux services de renseignements de l’armée les deux hommes accusés de la tentative d’assassinat du commandant de la lutte armée dans le camp, le capitaine Mahmoud Abdel Hamid Issa, connu sous le nom de « el-Lino ».
C’est ce qu’a confirmé hier à l’agence al-Markaziya le responsable militaire du Fateh au Liban Sobhi Abou Arab, précisant que le mouvement avait interrogé les deux hommes avant de les livrer aux autorités libanaises. Cet incident, survenu vendredi, avait mis le feu aux poudres dans le camp samedi. Les deux hommes livrés aux autorités sont Mahmoud Foutani et Omar Bou Kharroub. Ils ont avoué avoir posé une charge explosive de 2,5 kilos sur la route qu’empruntait el-Lino pour arriver à la mosquée Salaheddine pour sa prière du vendredi.
C’est ce qu’a confirmé hier à l’agence al-Markaziya le responsable militaire du Fateh au Liban Sobhi Abou Arab, précisant que le mouvement avait interrogé les deux hommes avant de les livrer aux autorités libanaises. Cet incident, survenu vendredi, avait mis le feu aux poudres dans le camp samedi. Les deux hommes livrés aux autorités sont Mahmoud Foutani et Omar Bou Kharroub. Ils ont avoué avoir posé une charge explosive de 2,5 kilos sur la route qu’empruntait el-Lino pour arriver à la mosquée Salaheddine pour sa prière du vendredi.
« Ces deux organisations sont comparables à des pieuvres, elles travaillent à étendre de nouveau leur influence dans le camp et concentrent leurs efforts sur la mobilisation de la jeune génération, a précisé Abou Arab. Mais le mouvement Fateh est conscient de leur action et frappera d’une main de fer tous ceux qui comptent mettre la stabilité du camp en péril. »
Des sources du Fateh ont indiqué à al-Markaziya que « quelque 30 responsables de ce qui reste de Fateh el-Islam et Jund el-Cham demeurent dans le camp, et reçoivent des ordres de la part de groupes islamistes extrémistes ».
Rappelons que samedi, une personne a été tuée et huit autres blessées, pour la plupart grièvement, dans des affrontements armés entre factions rivales dans le camp de Aïn el-Héloué. Mounir Maqdah, responsable de la sécurité dans le camp, avait déclaré à l’AFP qu’« un civil avait été tué et huit autres blessés, pour la plupart dans un état critique, dans des affrontements avec des grenades et des mitraillettes ». Dans la soirée, un calme précaire était revenu, alors que les militants et les habitants se préparaient à rompre le jeûne de ramadan, a-t-il précisé.
Selon un correspondant de l’AFP sur place, les affrontements ont éclaté samedi après-midi entre des membres du Fateh, majoritaire et loyal au président palestinien Mahmoud Abbas, et des membres du groupe radical sunnite Jund el-Cham.
L’armée a bouclé les quatre sorties du camp, mais a laissé les familles palestiniennes s’enfuir, alors que des hommes armés patrouillaient dans les rues. La tension a également gagné des quartiers résidentiels de Saïda proches du camp.
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