Une campagne de protestation contre le récent renvoi, par la Chambre, pour supplément d’étude, d’un projet de loi amendant la loi sur les prisons et fixant à 9 mois l’année carcérale a tourné au drame, hier, à la suite d’un acte d’insubordination qui a conduit au décès d’un détenu, à la prison de Roumié.
Mohammad Zeayter est mort à l’hôpital, apparemment asphyxié par des émanations toxiques dans sa cellule dues à la fumée d’un incendie, les détenus, dans un geste de désespoir, ayant mis le feu à leurs matelas. Le rapport du médecin-légiste chargé d’établir les raisons exactes de la mort ne paraîtront pas avant une dizaine de jours, a affirmé une source médicale citée par les médias.
Selon la version du drame établie par la direction de la prison, la victime faisait partie d’un groupe de trois détenus qui venaient d’être transférés dans une cellule indépendante, à la suite d’un incident au cours duquel un quatrième détenu les avait roués de coups.Mohammad Zeayter est mort à l’hôpital, apparemment asphyxié par des émanations toxiques dans sa cellule dues à la fumée d’un incendie, les détenus, dans un geste de désespoir, ayant mis le feu à leurs matelas. Le rapport du médecin-légiste chargé d’établir les raisons exactes de la mort ne paraîtront pas avant une dizaine de jours, a affirmé une source médicale citée par les médias.
Dans la cellule où ils ont été transférés, les trois hommes, dans un mouvement de désespoir, se sont tailladés en diverses parties du corps, avant de mettre le feu à leurs matelas. Ils ont été transférés au dispensaire de la prison, puis vers l’hôpital de Dar el-Bacheck, affirme la version retenue par l’administration pénitentiaire. Toutefois, l’un d’eux n’a pu être réanimé.
La direction de la prison a démenti une allégation des parents de la victime selon laquelle un officier supérieur de la prison serait impliqué dans l’incident.
Grève de la faim
Le geste de désespoir des détenus, gardés dans le bâtiment B et D de la prison, avait pris depuis quelques jours la forme d’une grève pacifique de la faim. Une grève marquée par le geste symbolique d’un détenu qui s’était cousu la bouche.
La direction de la prison de Roumié a affirmé, toutefois, que l’incident s’est produit alors que près de 187 détenus avaient décidé de renoncer à leur mouvement de grève, et prenaient l’iftar qui leur était offert.
Les prisonniers réclament, outre l’adoption de l’année carcérale de neuf mois, une « amnistie générale », bien plus difficile à obtenir. Le mouvement est conduit par les prévenus islamistes emprisonnés depuis plus de trois ans, sans jugement.
En écho au mouvement des détenus de Roumié, leurs parents ont tenté hier de couper l’ancien boulevard de l’aéroport, au niveau du lieu-dit Cocody, à l’aide de pneus enflammés. Toutefois, leur action a fait long feu, après une rapide intervention de l’armée.
Samedi, les parents des détenus avaient coupé la route au niveau du camp de Beddaoui (Liban-Nord), pendant plus de deux heures.
Des dizaines de parents de détenus, femmes et enfants en tête, avaient également défilé le même jour, et pour les mêmes raisons, de la mosquée Harba, dans le quartier de Tebbané, à Tripoli, en direction du rond-point du fleuve Abou-Ali.
Les protestataires se plaignent notamment de la vacance au niveau des membres de la Cour de justice, qui n’est donc pas en mesure de se prononcer sur leurs dossiers.
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